9 avril 2020
Nombre de cas de COVID-19 plus précis en Montérégie
On compte 26 cas dans la MRC des Maskoutains
Par: Maxime Prévost Durand

Près d’un mois après le début de la crise de la COVID-19 au Québec, la MRC des Maskoutains compte au moins 26 cas de personnes atteintes de la maladie, apprend-on de la Direction de la santé publique de la Montérégie, qui dévoile depuis le début de la semaine des chiffres plus précis à travers la région.

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Après avoir offert le nombre de cas pour l’ensemble de la Montérégie en début de crise, puis par Réseau local de services par la suite, la Direction régionale a raffiné les données qu’elle rend publiques, lundi, en dévoilant le nombre de cas pour chacune des MRC du territoire.

Selon les plus récentes données disponibles au moment de mettre sous presse, lesquelles ont été transmises mercredi en fin d’après-midi, on recensait 1034 cas confirmés dans l’ensemble de la Montérégie. Plus du tiers de ces cas se trouvent dans l’Agglomération de Longueuil. En date de dimanche, trois décès étaient reliés à la COVID-19 parmi les 13 MRC du territoire.

La MRC des Maskoutains est l’une de celles qui s’en tiraient le mieux en milieu de semaine avec ses 26 cas confirmés. Chez nos voisins immédiats, la MRC de la Vallée-du-Richelieu en comptait 84, tandis que celle de Rouville en répertoriait 32. Les MRC de Pierre-De Saurel et d’Acton en dénombraient respectivement 8 et 5.

Si la Direction régionale se montre plus précise sur le plan territorial dans ses données, c’est que le nombre de cas a augmenté dans les derniers jours, limitant les enjeux de confidentialités reliés au partage de ces informations. Elle se refuse toutefois à fournir des chiffres par municipalité pour ne pas offrir un faux sentiment de sécurité aux citoyens de certaines municipalités. Il faut au minimum cinq cas confirmés à un endroit déterminé pour que la donnée soit partagée. Puisque ce n’est pas le cas dans toutes les municipalités, la plus petite échelle vers laquelle la santé publique montérégienne a pu se tourner est les MRC.

« Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de cas déclarés ou qu’il y en a peu qu’il n’y en a pas en réalité », a rappelé la directrice de la santé publique de la Montérégie, Dre Julie Loslier, dans une capsule vidéo partagée sur Facebook. Cette dernière s’engage d’ailleurs, depuis dimanche, à diffuser ce genre de capsule régulièrement afin de répondre aux questions de la population. Une seconde vidéo a été partagée mardi.

Clinique désignée d’évaluation

Depuis quelques jours, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME) compte sur son territoire quatre cliniques désignées d’évaluation (CDÉ), dont une à Saint-Hyacinthe, au CLSC des Maskoutains.

La clinique d’évaluation et de dépistage qui s’y trouvait déjà depuis la mi-mars a été convertie en CDÉ afin de respecter les nouvelles priorisations du ministère de la Santé et des Services sociaux.

« Ces cliniques ont le mandat de procéder à l’évaluation médicale de tout patient qui désire une consultation médicale de première ligne et qui présente des symptômes d’allure grippale, de gastroentérite ou s’apparentant à ceux de la COVID-19 », peut-on lire dans un communiqué du CISSSME.

Les CDÉ sont ouvertes sept jours par semaine, de 8 h à 20 h. Il faut néanmoins téléphoner au 450 644-4545 préalablement afin d’obtenir une évaluation clinique par une infirmière avant d’y être redirigé.

L’achalandage varie d’une journée à l’autre, indique le conseiller aux relations médias et ministérielles du CISSSME, Hugo Bourgoin. Il précise néanmoins que la clinique a la capacité d’y accueillir plus d’une centaine de personnes quotidiennement.

Par ailleurs, le CISSSME a procédé à l’embauche de plus de 370 professionnels pour prêter main-forte dans les installations du territoire Richelieu-Yamaska. Des besoins au niveau du personnel soignant, du personnel de soutien et des intervenants en protection de la jeunesse sont toujours à combler.

Le CISSSME a également annoncé dans les derniers jours que le stationnement de toutes ses installations est dorénavant gratuit, tant pour la clientèle que pour le personnel et les bénévoles, et ce, pour une période de quatre semaines. Cette mesure vise à réduire les risques de transmission associés à la manipulation des billets de stationnement et à l’utilisation des bornes de paiement.

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