6 septembre 2012
Attentat du Métropolis
On visait Pauline Marois, croit Pelletier
Par: Le Courrier

Le député de Saint-Hyacinthe, Émilien Pelletier, est convaincu que la chef du Parti québécois et première ministre du Québec, Pauline Marois, était la cible de l’individu armé qui a été intercepté mardi soir par les policiers au Métropolis, à Montréal, où avait lieu le rassemblement péquiste.

Lorsque l’attaque a eu lieu au Métropolis, M. Pelletier se trouvait toujours avec ses partisans à la salle La Scène, à Saint-Hyacinthe, devant le téléviseur pour entendre le discours de Pauline Marois. « Tout à coup, on a vu ses gardes du corps la « tasser ».

À ce moment-là, on ne connaissait pas la gravité des événements qui venaient de se produire, mais on a su plus tard qu’il y avait un décès et un blessé. Il est devenu certain que c’était un attentat dirigé contre Pauline Marois. Cet homme n’était pas allé là avec des armes juste pour s’amuser », assure M. Pelletier.Pour le moment, il n’est pas du tout convaincu que le présumé meurtrier, Richard Henry Bain, est atteint d’une maladie mentale qui expliquerait son comportement. « Je vais attendre les résultats de l’enquête, mais on a appris que cet individu est membre de la Chambre de commerce du Mont Tremblant et qu’il est propriétaire d’une pourvoirie. S’il est dérangé, c’est récent », analyse-t-il.M. Pelletier se demande si l’attentat de mardi est le fait d’un homme seul ou d’une organisation dont la haine contre le Parti québécois et sa chef a pu être alimentée au cours de la campagne électorale à travers des dossiers comme celui de la loi 101 et le traitement qu’en ont fait certains médias. « On peut se poser toutes sortes de questions. C’est malheureux de voir qu’une fois que la population s’est exprimée démocratiquement, des individus veuillent se faire justice eux-mêmes en s’en prenant au PQ et à sa chef. »Afin de rassurer la population, M. Pelletier a conclu en annonçant que contrairement à d’autres députés, lui-même n’a encore fait l’objet d’aucune menace.

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