31 mars 2016
Oui au centre des arts
Par: Martin Bourassa
Oui au centre des arts

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Un coup de tonnerre dans un ciel bleu. Voilà l’effet qu’a eu notre sondage Internet portant sur les 10 ans du Centre des arts Juliette-Lassonde.

À la question « Dix ans plus tard, la construction du Centre des arts en valait-elle le coup? », pas moins de 73 % de nos 452 répondants ont répondu par la négative. « Kaboum » dans le ciel bleu ­disions-nous. Tant et si bien que son ­directeur général a senti nécessaire de sortir la plume pour défendre son joyau dans notre page Forum. Et nous jugeons aussi nécessaire d’en rajouter.

Même si ce sondage n’a aucune prétention scientifique, le résultat sans ­équivoque a de quoi surprendre. Et ­sachez que nous en sommes les premiers étonnés, dans la mesure où ce projet a depuis la première heure été une source de fierté pour l’ensemble de notre ­communauté, qui a d’ailleurs contribué généreusement à sa construction par l’entremise d’une campagne de souscription populaire. Le ton était donné et nul doute qu’aucun donateur n’a jamais regretté son investissement ou ses ­soirées passées dans le vétuste ­auditorium de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA).

Construit pour environ 12,2 M$, le Centre des arts a d’abord été une réussite technique et technologique. Il a donné aux Maskoutains un équipement à la fine pointe de la technologie et de l’innovation. Une salle qui de toute évidence se porte et se comporte encore bien dix ans plus tard. Mais mieux encore, la réussite du Centre des arts se calcule avant tout en retombées quantifiables et vérifiables.

Il est question de retombées économiques directes et indirectes de 15,1 M$ qui se comparent avantageusement avec celles du tourisme d’affaires. En date du 31 décembre, le Centre des arts pouvait se targuer d’avoir accueilli depuis son ouverture pas moins de 1,3 M de ­visiteurs, dont 732 473 spectateurs. On dénombrait 1576 représentations/­spectacles, près de 2500 activités de ­sensibilisation et près de 700 activités ­locatives. Bref, on parle d’un équipement utile, utilisé et rentable. La Ville de Saint-Hyacinthe n’a jamais eu, outre son ­investissement annuel dans ses opérations, à éponger les pertes récurrentes de l’opérateur, en l’occurrence la Société de diffusion des spectacles. Non seulement la construction du Centre des arts ­valait-elle le coup, mais elle en valait ­aussi le coût. C’est un investissement dont nous devons être fiers.

Cette salle de spectacles a mis Saint-Hyacinthe sur la mappe et elle contribue largement à son rayonnement à l’extérieur de nos frontières régionales.

La qualité des installations et de sa ­programmation a d’ailleurs été maintes fois soulignée et couronnée au gala de l’ADISQ et par l’industrie du tourisme.

Curieusement, c’est localement qu’elle semble être mal aimée puisqu’elle a été boudée à deux reprises lors du gala de la Chambre de commerce locale.

On devra donc continuer de vanter les mérites et de défendre la pertinence du Centre des arts Juliette-Lassonde contre vents et marées, et contre les ­sondages aux résultats pour le moins ­déconcertants. Oui et longue vie au Centre des arts!

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