12 novembre 2020
Carte blanche
Ouvrir les fenêtres
Par: Christian Vanasse
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J’te dis que c’t’hiver, va falloir s’habiller chaudement pour aller à l’école parce que les fenêtres vont être ouvertes, même par temps frette.

Si, bien sûr, y a des fenêtres à ouvrir. On dirait que la Polyvalente Hyacinthe-Delorme, l’alma mater de mon secondaire, a été conçue par des gens gravement allergiques au soleil. Entoucas, comme architectes, c’pas des lumières.

Non, mais c’est vrai! Les fenêtres, c’est important. Métaphoriquement et littéralement, ça permet d’évacuer l’air vicié et de faire entrer de nouvelles idées. Et comme très souvent, les systèmes de ventilation de nos écoles ont l’air de vapoter creux pis d’être sur le bord de péter au frette, ouvrir les fenêtres reste une excellente option à court et moyen terme. Pour le corps et pour la tête, plus y en a, mieux c’est.

Mais comme on l’a constaté déjà à l’école Casavant, faut pas oublier de les refermer la nuit. Anne-i-wé, aérer, aérer pis aérer demeure une des clés pour lutter efficacement contre le virus à peu de frais, juste avec de l’air. On connaît le truc depuis la grippe espagnole de 1918, on aurait même pu commencer ça plus tôt, pendant qu’il faisait beau. Mais y est jamais trop tard pour bien faire ni pour s’acheter des combines. Bon, vous me direz que ça va coûter un petit surplus en électricité et c’est vrai, mais pas tant.

Et l’État, par l’entremise d’Hydro, pourrait facilement absorber cette légère hausse en pigeant dans ses énormes surplus causés par toutes ces tours à bureaux et ces immeubles commerciaux vacants ou sous-occupés, non? Hein? Vous me dites que-oi?… Hydro va hausser ses tarifs de 1,3 % l’an prochain sans même passer devant la Régie? C*****, y a pas juste dins écoles qu’il faudrait ouvrir les fenêtres!

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