14 mars 2013
Oz — Le magnifique : les premiers pas
Par: Le Courrier

Depuis sa sortie en salle, vendredi, Oz — Le magnifique de Sam Raimi fait une entrée fulgurante au Box Office. Il fallait s’y attendre. Cette genèse inspirée du roman à succès de L. Frank Baum, est visuellement presque parfaite. L’histoire, quant à elle, n’en est qu’à son commencement.

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Avec des recettes dépassant les 80 M$ en Amérique du Nord et 70 M$ à l’étranger, la superproduction de Disney estimée à 300 M$, dont 215 M$ à la réalisation, connaît le meilleur démarrage de 2013. Les studios ont d’ailleurs déjà annoncé une suite. Il faut dire que le réalisateur à qui l’on doit la trilogie Spider-man en a mis plein la vue, tant au niveau du 3D que dans les décors et les costumes. Et cela est sans parler de la distribution d’acteurs très prometteuse qui réunit James Franco, Mila Kunis, Rachel Weisz et Michelle Williams.

Dans le scénario écrit par David Lindsay-Abaire et Mitchell Kapner, l’histoire remonte aux origines du magicien d’Oz. Illusionniste de foire et beau parleur, Oscar Diggs (Franco) s’envole au pays d’Oz à bord d’une montgolfière qui a été aspirée par une tornade balayant le Kansas. Il rencontre trois sorcières, soit Theodora (Kunis), Evanora (Weisz) et Glinda (Williams). Accompagné d’un singe et d’une poupée de porcelaine rencontrés sur sa route, Diggs espère s’attirer la gloire en se faisant passer pour le sauveur annoncé par la prophétie. Mais ce dernier s’attira la colère de Theodora après l’avoir séduit. Le personnage de James Franco en est à ses premiers pas. Cela n’a rien à voir avec le magicien d’Oz que l’on a connu dans l’oeuvre de Victor Fleming. Diggs est un illusionniste. Il trompe l’oeil et abuse de la naïveté des gens. Il est ce que l’on peut appeler un antihéros qui joue les héros. Ce qui entraîne parfois des inégalités dans le jeu de l’acteur. Il en est de même pour la sorcière Theodora, interprétée par Mila Kunis, qui n’a pas encore choisi si elle se rangeait du côté des forces du bien ou du mal. En fait, on découvre surtout sa vulnérabilité. Ce qui parfois rend le jeu de l’actrice moins crédible.Mais en somme, Oz — Le magnifique est à la hauteur des attentes. Visuellement époustouflant, le film rend tout à fait justice à l’oeuvre de Fleming. Et on sent le souci de fidélité envers son prédécesseur. Entre autres avec le générique en noir et blanc et les décors aux couleurs éclatantes une fois que le magicien est passé de l’autre côté de l’arc-en-ciel. Un film qui plaira assurément à toute la famille.

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