6 septembre 2018
Usine de régénération des huiles usées
Paix syndicale chez Veolia jusqu’en 2021
Par: Jean-Luc Lorry
Les travailleurs syndiqués de l’usine Veolia de Saint-Hyacinthe terminent leurs vacances avec un contrat de travail bonifié en poche. Photothèque | Le Courrier ©

Les travailleurs syndiqués de l’usine Veolia de Saint-Hyacinthe terminent leurs vacances avec un contrat de travail bonifié en poche. Photothèque | Le Courrier ©

Les deux centrales syndicales qui régissent le travail des employés de Veolia Saint-Hyacinthe, une usine spécialisée dans la régénération des huiles usées, ont conclu chacune avec l’employeur une convention collective d’une durée de 4 ans.

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Les installations de Veolia situées dans le parc industriel Théo-Phénix comptent plusieurs types d’emplois répartis principalement entre des camionneurs pour le centre de récupération des huiles usées et des postes spécialisés dans le domaine pétrochimique pour l’usine de régénération des huiles usagées.

Le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), section locale 501 s’est entendu sur les termes d’une troisième convention collective (2018-2021) qui encadre le travail des 59 employés syndiqués du centre de récupération des huiles usées. Ce centre situé sur le site de l’usine Veolia emploie également 17 salariés non syndiqués.

« Nous sommes très heureux de la signature de cette nouvelle convention collective. Syndiqués avec nous depuis huit ans, ces membres [ceux du centre de récupération] continuent de nous accorder leur confiance pour les représenter dans leur milieu de travail », a indiqué par voie de communiqué, Alain Lachaîne, président des TUAC 501.

Ce nouveau contrat de travail accorde une augmentation salariale de 2 % par année, une prime de soir pour les mécaniciens et une 5e semaine de congé après 17 ans d’ancienneté.

Intervention d’un arbitre

Contrairement au contrat de travail des employés syndiqués du centre de récupération, la convention de travail qui régit l’emploi des employés syndiqués de l’usine de régénération des huiles usagées ne s’est pas faite sans heurts.

« Pour la conclusion de cette première convention collective, nous avions un arbitre qui a pris une décision le 31 juillet sur les points en litige », mentionne en entrevue au COURRIER Benoit Potvin, président de la section locale 2005 d’Unifor Québec. Les employés de l’usine de régénération des huiles usagées sont syndiqués depuis 2016.
Cette convention collective d’une durée de quatre ans garantit des augmentations salariales annuelles de 6 % en 2018 (rétroactif depuis 2016) et de 2 % par année jusqu’en 2021.

Parmi les autres gains obtenus, notons la création d’une banque de temps qui permet au salarié syndiqué d’accumuler jusqu’à 104 heures ainsi que la possibilité de cotiser au Fonds de solidarité FTQ en plus de bénéficier d’un fonds de pension.

Employeur satisfait

Invité par LE COURRIER à commenter le dossier, la direction de Veolia s’est dite satisfaite par la conclusion de ces deux conventions collectives.

« Nous sommes très satisfaits d’avoir pu conclure ces ententes et, bien sûr, fiers de pouvoir compter sur une équipe professionnelle qui nous permet de poursuivre notre mission de régénérer les huiles usées du Québec », a indiqué Louis Côté, directeur général de la division des huiles recyclées chez Veolia Amérique du Nord.
L’usine Veolia de Saint-Hyacinthe compte 108 employés.

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