5 août 2021
Jeux olympiques
Paris dans la mire de Tali, Rachel en réflexion
Par: Maxime Prévost Durand

Les haltérophiles Rachel Leblanc-Bazinet et Tali Darisgny sur le plateau de compétition des Jeux olympiques de Tokyo, en compagnie des entraîneurs Yvan Darsigny et Dalas Santavy. Photo Facebook

À peine revenue de Tokyo, où elle a vécu ses premiers Jeux olympiques, Tali Darsigny n’a qu’une chose en tête : revivre l’expérience en 2024 à Paris. De son côté, Rachel Leblanc-Bazinet ignore si elle se rembarquera dans un cycle olympique.

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Après avoir enregistré une brillante 9e place chez les 59 kg grâce à un total de 199 kg, Tali est d’avis qu’elle peut encore progresser et que le meilleur reste à venir.

« Je sens que je n’ai pas atteint mon plein potentiel encore. Je sens que j’ai encore des choses à aller chercher, autant au niveau des barres que je lève qu’au niveau du classement », a-t-elle soutenu en entrevue avec LE COURRIER, lundi, quelques jours après son retour à Saint-Simon.

Encouragée par sa performance à Tokyo, elle a de grandes ambitions pour la suite. « Lors des prochains Jeux, ce sera peut-être un top 5 ou une médaille que je pourrai viser. J’ai vu ce que ça prenait et je sais sur quoi m’enligner pour y arriver. »

Âgée de seulement 23 ans et ne traînant aucune blessure majeure, l’athlète du club maskoutain La Machine Rouge estime qu’il lui reste encore plusieurs bonnes années devant elle. Au moins pour se rendre jusqu’aux prochains Jeux olympiques qui, avec le report d’un an de ceux de Tokyo en raison de la pandémie, auront lieu dans trois ans.

« Je suis encore jeune et je serai encore aux études pour trois ans, alors ma vie ne changera pas. Ma routine restera la même que dans les dernières années, je vais continuer de m’entraîner comme je le faisais déjà », a-t-elle poursuivi.

« Quand tu finis les Jeux, la première chose que tu te demandes, c’est : est-ce que je veux me rembarquer dans un autre cycle? C’est dur mentalement et physiquement et ça coûte beaucoup de sous, mais quand tu reviens, tu veux juste y retourner. Ça efface tout ce qui a été plus difficile. »

Une année à la fois

De son côté, Rachel prendra les choses comme elles viendront. « Je vais y aller une année à la fois », a-t-elle dit en entrevue. Mais avec son âge – elle a 32 ans – et les blessures qui l’ont incommodée une bonne partie de la dernière année, un point d’interrogation important demeure quant à la possibilité de participer à nouveau aux Jeux olympiques en 2024.

« Je n’ai pas encore pris ma décision, a-t-elle commencé à dire, mais ça ne m’intéresse pas de me lancer dans un cycle de trois ans dans l’état dans lequel j’étais dans la dernière année. »

Celle qui a terminé au 12e rang chez les 55 kg à Tokyo n’a pas pour autant dit son dernier mot et vise à tout le moins de participer aux Jeux du Commonwealth, à Birmingham, au Royaume-Uni, l’été prochain.

« J’ai des chances de médaille d’or à cette compétition, lance l’haltérophile, qui avait raflé le bronze à sa première participation à ce rendez-vous en 2018. Puis comme mon père va prendre sa retraite l’an prochain, ça va être son cadeau de m’accompagner là-bas. Mes parents devaient venir aux Jeux olympiques, j’avais acheté leurs billets d’avion, mais comme le public n’était pas admis, je vais finalement les amener aux Jeux du Commonwealth. »

Tali aussi a des visées en or pour ce rendez-vous, où elle avait raflé l’argent lors de la précédente édition. Elle avait terminé à seulement 1 kg de la 1re place.

Déjà de retour au gym

Les deux athlètes, qui sont rentrées au pays tard en soirée le 28 juillet, étaient déjà de retour au gym en début de semaine.

« Je m’étais dit que j’allais prendre deux semaines off en revenant et que j’allais prendre ça plus relax en août, a confié Rachel, lundi matin. Ça fait cinq ans que j’ai un mode de vie très strict avec l’entraînement, alors je voulais avoir un peu de fun. Mais finalement, je tourne en rond chez nous, donc je vais aller m’entraîner cet après-midi juste pour bouger un peu. »

Quant à elle, Tali ne s’est donné aucun répit. Déjà, vendredi dernier, elle retournait au club La Machine Rouge pour s’entraîner, seulement trois jours après sa compétition olympique. « Je n’ai pas pris de break. Je suis sur une bonne lancée pour remonter la pente de la pandémie et retrouver ma meilleure forme, donc je ne voulais pas arrêter », a-t-elle soutenu, reconnaissant néanmoins prendre les choses un peu plus « molo » cette semaine afin de lui permettre de voir famille et amis.

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