10 mai 2012
Culturel au centre-ville
Parlez-vous svp
Par: Martin Bourassa

Les commerçants du centre-ville et les dirigeants du Centre des arts Juliette-Lassonde ont une fois de plus supplié les élus de transférer les organismes culturels au centre-ville plutôt qu’au couvent de la Métairie.

Les commerçants du centre-ville et les dirigeants du Centre des arts Juliette-Lassonde ont une fois de plus supplié les élus de transférer les organismes culturels au centre-ville plutôt qu’au couvent de la Métairie.

Dans une rare sortie publique et politique, l’ex-juge Yves Morier a lui-même imploré sans réserve les conseillers de revoir leur décision. Le maire Claude Bernier a répondu que les élus allaient rediscuter de tout ce dossier en plénière, mais sans promettre rien de plus. C’est une petite porte ouverte en faveur du centre-ville, mais on ne sent pas beaucoup de conviction de sa part puisqu’il a répété ad nauseam que la décision avait été prise en 2011. La décision d’acheter le couvent, puis d’y loger les organismes qui devront quitter le centre culturel. Deux mauvais choix.Il y aura donc un plénier spécial pour prendre le pouls des élus à la lumière des pressions des dernières semaines. L’heure n’est pourtant pas à débattre de la question entre élus derrière des portes closes. À l’instar du dossier étudiant, il serait grand temps d’asseoir tout ce beau monde autour d’une table et de négocier une sortie de crise acceptable. Car crise il y a. Une crise de confiance entre la Ville et le centre-ville. Le fossé s’est creusé. La communication et les bonnes relations d’hier se sont fragilisées.La Ville aurait tout intérêt à profiter de la main tendue des marchands pour écouter leurs doléances et leurs propositions. Il y a sans doute moyen avec un peu d’imagination de trouver une solution satisfaisante pour la Ville et les marchands.Une solution gagnante-gagnante qui permettrait d’un côté à la Ville de sauvegarder le couvent de la Métairie et de l’autre au centre-ville et au Centre des arts de profiter d’une bouffée d’air frais. On a cru comprendre des échanges qui se sont déroulés lundi soir au conseil que la Ville avait renoncé à doter le Centre des arts d’un agrandissement.Si tel est le cas, on ne peut pas dire qu’elle s’en soit vanté publiquement.Il serait sans doute bon que la Ville mette sur la table de discussions tous ses plans d’avenir, question d’alimenter le débat public. Trop de décisions se prennent en plénière et en vase clos à Saint-Hyacinthe. Il faut changer ça.La Ville n’a rien à gagner en alimentant la grogne des marchands. Elle doit se mettre rapidement en mode écoute et solution. Il serait très dommageable d’apprendre dans quelques jours que les conseillers ont discuté du dossier, mais qu’ils confirment l’envoi du culturel à la Métairie sans plus d’égard pour les marchands.Prenons d’abord le temps de se parler et d’échanger sérieusement.On verra ensuite. Rien ne presse, à part le dialogue puisque selon ce qu’on entend, tout reste encore à faire dans le réaménagement de la Métaire. L’achat est réglé, le règlement d’emprunt aussi, mais c’est à peu près tout.Il n’est donc pas trop tard pour y réfléchir à deux fois tous ensemble.

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