27 août 2015
Pas de bâillon de la part de la Ville
Par: Jennifer Blanchette

Tant le centre d’exposition Expression que le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, deux organismes subventionnés en partie par la Ville de Saint-Hyacinthe, ont affirmé au COURRIER ne pas avoir subi de pressions de la part des autorités municipales pour garder profil bas concernant la sauvegarde de l’usine E.T. Corset.

Publicité
Activer le son

D’après le citoyen Émile Bouchard, ­vice-doyen de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal et ­fervent défenseur de la E.T. Corset, « certains organismes se seraient fait dire que ce ne serait pas dans le bon sens pour eux » s’ils prenaient publiquement position contre la démolition de l’édifice, en ­évoquant la possibilité de se faire couper les vivres par la Ville.

« J’appuie ces organismes et toutes les personnes qui les forment, car elles ont des compétences reconnues. Il ne serait donc pas normal qu’on essaie de les ­bâillonner », a-t-il laissé tomber.

Vérifications faites, ni le centre Expression et ni le Centre d’histoire n’auraient reçu quelconque directive de la Ville dans ce dossier bouillant depuis le printemps. « Nous ne sommes pas heureux de voir cela [éventuelle démolition], car nous sommes tous des férus d’histoire. Mais, ce n’est pas notre rôle de porter la campagne pour la E.T. Corset. S’il y avait eu des avis de la Ville, je te l’aurais dit. Nous sommes de libres penseurs au conseil du Centre ­d’histoire », a affirmé André Bourgeois, membre du conseil d’administration du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe. En mars, l’organisme avait publié sur sa page web un cri du coeur intitulé « Sauvons la E.T. Corset! ». Dans ce plaidoyer en ­faveur de l’ancienne usine, le directeur ­général du Centre, Luc Cordeau, multipliait les arguments pour une conservation du bâtiment. « Ça ne peut pas être juste nous qui ­prenons cela en main non plus. Il faut ­l’appui citoyen également », a justifié M. Cordeau devant cette unique prise de position. Du côté du centre Expression, le ­président du conseil, Jean-Marie Pelletier, a soutenu que « ce n’est jamais arrivé et que si ça arrivait, nous aurions de ­sérieuses discussions avec la Ville », en ­référant à toute forme d’avertissement de la part des autorités municipales. « C’est un dossier qui retient l’attention. Nous, on parle d’un projet de musée régional et là, nous nous apprêtons à nous ­priver du dernier vestige du patrimoine industriel de la ville », s’est désolé M. ­Pelletier, qui s’était prononcé pour la ­sauvegarde de l’édifice lors d’une séance du conseil municipal plus tôt ce printemps.

« Nous ne sommes pas heureux de voir cela [éventuelle démolition], car nous sommes tous des férus d’histoire. Mais, ce n’est pas notre rôle de porter la campagne pour la E.T. Corset. S’il y avait eu des avis de la Ville, je te l’aurais dit. Nous sommes de libres penseurs au conseil du Centre ­d’histoire », a affirmé André Bourgeois, membre du conseil d’administration du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe.

En mars, l’organisme avait publié sur sa page web un cri du coeur intitulé « Sauvons la E.T. Corset! ». Dans ce plaidoyer en ­faveur de l’ancienne usine, le directeur ­général du Centre, Luc Cordeau, multipliait les arguments pour une conservation du bâtiment.

« Ça ne peut pas être juste nous qui ­prenons cela en main non plus. Il faut ­l’appui citoyen également », a justifié M. Cordeau devant cette unique prise de position.

Du côté du centre Expression, le ­président du conseil, Jean-Marie Pelletier, a soutenu que « ce n’est jamais arrivé et que si ça arrivait, nous aurions de ­sérieuses discussions avec la Ville », en ­référant à toute forme d’avertissement de la part des autorités municipales.

« C’est un dossier qui retient l’attention. Nous, on parle d’un projet de musée régional et là, nous nous apprêtons à nous ­priver du dernier vestige du patrimoine industriel de la ville », s’est désolé M. ­Pelletier, qui s’était prononcé pour la ­sauvegarde de l’édifice lors d’une séance du conseil municipal plus tôt ce printemps.

image