29 juin 2017
Étude de fusion
Pas de presse à Sainte-Marie-Madeleine 
Par: Benoit Lapierre
Face à l’étude de regroupement, le maire de Sainte-Marie-Madeleine, Simon Lacombe (à gauche), ne manifeste pas le même empressement que son homologue de Sainte-Madeleine,   André Lefebvre.   Photothèque | Le Courrier ©

Face à l’étude de regroupement, le maire de Sainte-Marie-Madeleine, Simon Lacombe (à gauche), ne manifeste pas le même empressement que son homologue de Sainte-Madeleine, André Lefebvre. Photothèque | Le Courrier ©

Les municipalités de Sainte-Marie-Madeleine et de Sainte-Madeleine ne collaborent pas de la même manière avec le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) dans le cadre de l’étude de faisabilité d’un regroupement municipal.

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Quatre journées de travail qui devaient se tenir à Sainte-Madeleine dans la semaine du 19 juin ont dû être annulées parce que des documents que la Paroisse de Sainte-Marie-Madeleine devait transmettre préalablement au MAMOT ne lui sont pas parvenus à temps.

Du côté du village, le nécessaire était fait depuis longtemps, de sorte que le maire André Lefebvre n’est pas très content de la situation. 

« Nous, nous étions prêts. À la dernière rencontre, le 24 avril, ça avait été long et pénible pour arriver à trouver une date qui convenait à tout le monde. Il (le maire Simon Lacombe) nousétait arrivé avec toutes sortes de défaites, comme les comptes de taxe qui n’avaient pas encore été envoyés. Pour leur donner un break, on avait remis ça en juin, et ça ne fonctionne pas encore. Nous, dès qu’on a reçu la lettre du MAMOT nous demandant les documents financiers, on les a fournis », a indiqué le maire Lefebvre.

C’est le 13 juin, au cours d’une rencontre portant sur le fonctionnement du service commun des incendies, que les représentants du MAMOT l’ont informé du report, en juillet, des journées de travail sur l’étude de regroupement à la demande du maire de Sainte-Marie-Madeleine. « Chez nous, on a été presque un an avec seulement une employée, et elle (la directrice générale, Lucie Paquette) n’a pas eu le temps de le faire (envoyer les documents), point à la ligne. En juillet, ça devrait fonctionner, mais ce n’est pas moi qui ai le contrôle là-dessus. Il faut commencer par gérer la municipalité, et le Ministère était au courant despriorités qu’on avait », a expliqué le maire Lacombe.

Plus le temps passe, et plus diminue la possibilité d’un report des élections municipales sur le territoire des deux municipalités si l’étude illustrait un contexte favorable à une fusion. « Simon veut absolument des élections. Nous, on est favorable à l’étude, et on veut la dévoiler au public », insiste André Lefebvre.

La gestion du service des incendies, dont Sainte-Marie-Madeleine est sensée s’occuper pour les deux municipalités, est un dossier chaud que le maire Lefebvre aimerait bien régler à la faveur d’un regroupement. « Ils sont tout le temps en train de déroger à l’entente avec nous. Le protocole d’incendie, ils l’ont changé sans nous le dire. Après la démission de l’ancien chef, Francis Lacharité, ils en ont engagé un autre sans même nous consulter et sans qu’il y ait d’affichage », illustre le maire Lefebvre.

Sainte-Marie-Madeleine s’était prononcée en faveur de l’étude de regroupement en février 2017, alors que le maire Lacombe avait perdu son ascendant sur le conseil. Mais Gilles Carpentier, celui qui avait défendu le projet d’étude, n’est plus appuyé par les conseillers Daniel Choquette et Lise Cadieux et représente maintenant la minorité au conseil avec son collègue Jean-Guy Chassé.

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