11 avril 2013
Réforme de l'assurance-emploi
Pas d’impact sur les inscriptions selon le DG de l’ITA
Par: Jean-Luc Lorry
Rosaire Ouellet, directeur général de l'Institut de technologie agroalimentaire (ITA).

Rosaire Ouellet, directeur général de l'Institut de technologie agroalimentaire (ITA).

La réforme de l’assurance-emploi en vigueur depuis début janvier n’aura pas d’impact négatif sur le nombre d’inscriptions aux programmes d’horticulture proposés par l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) assure sa direction.

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« Nous formons des conseillers horticoles qui ont de l’ouvrage à l’année et ne sont pas considérés comme des emplois saisonniers », précise Rosaire Ouellet, directeur général de l’ITA qui regroupe les campus de Saint-Hyacinthe et de La Pocatière.

L’application de la loi C-38 touche directement les travailleurs saisonniers ainsi que leurs employeurs. Ces derniers craignent avoir de la difficulté à recruter ce type de main-d’oeuvre.Si le nombre d’admissions aux formations en horticulture a diminué au fil des années, Rosaire Ouellet confirme que tant qu’il y aura de la demande de l’industrie, le programme TPHE (Technologie de la production horticole et de l’environnement) et PCHO (Paysage et commercialisation en horticulture ornementale) seront proposés aux futurs étudiants.La compilation de la première vague des demandes d’admission est encourageante. Pour le premier tour (trois au total), on comptabilise 22 demandes pour le programme PCHO comparativement à 11 en 2012. Pour deux formations TPHE (cultures légumières, fruitières et industrielles et cultures de plantes ornementales), 19 étudiants sont intéressés à suivre ce programme comparativement à 22 en 2012. Le directeur général de l’ITA indique que les métiers horticoles ont évolué vers de nouvelles tendances comme les toits végétaux et le développement de jardins urbains.Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) dont relève l’ITA a haussé ses exigences en demandant une augmentation des inscriptions de 15 % d’ici 2015. « Je ne sais pas si nous allons atteindre ce chiffre. Nous allons travailler fort pour attirer nos étudiants », assure M. Ouellet.Le ministère de l’Éducation n’intervient pas dans le fonctionnement des deux campus qui délivrent des diplômes pour des formations techniques de niveau collégial.

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