26 septembre 2013
Pas pingres nos pompiers
Par: Martin Bourassa

Les pompiers de la Ville de Saint-Hyacinthe auraient le feu au passage depuis la publication d’un pissenlit dans cette page, à propos des maigres pourboires octroyés aux livreurs par le Service des incendies.

Afin de rétablir leur réputation et mettre les points sur les i, le vice-président de la section locale de Saint-Hyacinthe du Syndicat des pompiers et pompières du Québec, Martin Bienvenue, est venu à ma rencontre.D’entrée de jeu, il m’a précisé que rien dans la convention collective des pompiers ne fait état d’un pourboire de 5 % sur les commandes et des restaurants à privilégier lors des commandes après les interventions d’urgence. Pour l’allocation de repas, la convention prévoit que les pompiers qui travaillent plus de 4 heures lors d’une intervention d’urgence ont droit à un repas, tout comme ceux affectés à la garde en caserne, lorsque ceux-ci travaillent plus de 30 minutes durant certaines heures.« On a appris dans Le Courrier que l’on rajoutait 5 % sur nos factures. Je ne sais pas qui a décidé ça, mais ça ne vient pas des pompiers. Ce n’est donc pas avec les pompiers que les livreurs ne font pas d’argent, mais avec la Ville, car quand les livreurs viennent à la caserne, on signe la facture, point final. Il n’y a pas de transaction ou de sortie d’argent. Le reste, ça ne relève pas de nous », a expliqué M. Bienvenue.Pour trouver un cheapo, il faut donc regarder du côté de la Ville ou du Service des approvisionnements, mais pas chez les pompiers, insiste le représentant syndical.« C’est certain qu’un pourboire de 5 % n’est pas raisonnable. D’ailleurs, les pompiers et les officiers en service qui commandent tous les jours dans les restaurants en ville ne sont pas réputés pour être avares sur le pourboire, bien au contraire. Mais pour les commandes après les interventions, c’est hors de notre contrôle. Y a-t-il des ententes particulières entre la Ville et certains restaurateurs, nous l’ignorons. »

M.B.

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