14 avril 2016
Chevrolet Malibu 2016
Pas une voiture de mon’oncle
Par: Marc Bouchard
Photo General Motors

Photo General Motors

L’expression n’est pas de moi, mais bien d’un concessionnaire GM : « la Chevrolet Malibu a tellement évolué qu’elle n’est plus une voiture de mon’oncle ». Une affirmation qui peut sembler étrange, mais qui se justifie abondamment quand on compare les Chevrolet Malibu de nouvelle et d’ancienne génération.

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Attention, soyons clairs : l’ancienne ­Chevrolet Malibu est loin d’être une ­mauvaise voiture. Tous ceux qui en ont possédé une sont non seulement ­satisfaits, mais n’ont jamais vraiment trouvé rien de méchant à redire. Oui, elle avait une silhouette plutôt anonyme et oui, elle se conduisait sans grand enthousiasme et sans grande passion. C’était, rappelons-le, le lot de la plupart des ­berlines de cette taille qui ont connu un certain succès au fil des ans.

Les besoins des consommateurs ont largement évolué au fil des ans. Il ne suffit plus d’avoir une voiture fiable et sans ­histoire. Aujourd’hui, le style, les ­accessoires, le plaisir de conduite et la consommation, sans oublier la sécurité, sont des critères qui font partie de la liste obligatoire des acheteurs.

C’est exactement ce que General ­Motors a compris, et c’est la raison pour laquelle la nouvelle Chevrolet ­Malibu a subi d’aussi importants ­changements pour 2016. Des changements qui ne pouvaient qu’améliorer la voiture, et la rendre plus accessible et plus intéressante que jamais.

Parlons style

Dès le premier coup d’oeil, on ne se pose plus la question : on aime la nouvelle ­Malibu. On a beau lui trouver quelques ressemblances avec des voitures allemandes dans la partie arrière, elle a suffisamment changé son allure pour s’afficher comme une grande nouveauté.

La partie avant, par exemple, est plus sophistiquée et plus raffinée. La grille se divise désormais en deux portions : une fine ligne tout juste au bas du capot, et une plus imposante, sous le parechoc. L’ensemble est moderne, et permet de donner à la voiture une présence plus ­imposante, notamment aussi grâce à l’usage de blocs optiques profilés.

La ligne de toit, plus plongeante, donne aussi la sensation d’une voiture plus ­sportive et plus aérodynamique, bien que la Malibu continue d’être assez ­imposante. Bonne note pour elle, elle a subi une petite cure d’amaigrissement de quelque 125 kilos.

L’habitacle a lui aussi pris un nouvel air de jeunesse. Quiconque a pris place à bord d’une Malibu d’ancienne génération ne sera probablement pas capable de vous en parler tellement le tout était ­anonyme. Cette fois, le tableau de bord est plus vivant et plus moderne, les ­cadrans nettement plus lisibles et le tout, dans l’ensemble, mieux réussi.

Ajoutons à cela un écran multimédia logé au centre de la planche de bord, et mettant à profit le système MyLink de nouvelle génération, et des matériaux nettement améliorés viennent compléter le sort de ce cockpit autrefois négligé.

Ceux qui me connaissent savent que je suis un amateur de technologie. J’ai donc apprécié la présence d’un système multifonction nettement amélioré et intuitif, la possibilité de jumeler mon téléphone via Android Auto (et aussi Apple car play pour ceux qui sont encore avec la compagnie à la pomme) et la présence du ­système OnStar et de l’accès Wifi. ­Attention cependant, rappelez-vous que ces deux dernières options sont gratuites quelques semaines, mais pourraient faire grimper la facture de quelque 40 $ par mois si vous les choisissez par la suite.

Mon épouse a aussi apprécié le confort des sièges chauffants, du volant chauffant et la facilité de se trouver une position de conduite offrant un support sans reproche.

Sur la route

C’est ici que la Chevrolet Malibu montre sa grâce. Notre modèle d’essai, la version Premier avec moteur 2,0 litres de 250 chevaux, est évidemment au sommet de la gamme en termes d’équipement et d’accessoires. Mais la voiture partage ses composantes avec des versions moins outillées.

Le résultat, c’est une berline qui profite d’une nouvelle rigidité de plateforme, d’une direction nettement plus sensible et de suspensions qui jouent à la fois la carte du confort et du dynamisme. On ne parle pas d’une voiture sportive, mais on oublie définitivement ce que l’ancienne Malibu nous proposait : aujourd’hui, la Chevrolet Malibu se comporte avec un certain enthousiasme.

Parfaite? Non, pas vraiment. Ses ­dimensions imposantes la rendent ­encore un peu trop molle en conduite. Et sa personnalité même vise un certain type de clientèle qui favorise davantage la conduite sans soucis à la précision d’une conduite dynamique.

Mais dans l’ensemble, c’est un grand pas vers l’avant que vient de franchir la Chevrolet Malibu. Fini d’associer la ­Malibu aux flottes commerciales, elle ­mérite désormais pleinement sa place au sein du palmarès des berlines intermédiaires à considérer.

Ne reste plus maintenant qu’à convaincre Chérie de sortir enfin de la voiture….

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