10 janvier 2019
Pascale Picard : sans compromis
Par: Maxime Prévost Durand

Quelques mois après avoir fait paraître The Beauty We’ve Found, son quatrième album en carrière, Pascale Picard viendra le présenter au Zaricot le vendredi 18 janvier. Photo Félix Renaud

Pascale Picard était du genre à se poser beaucoup de questions lorsque venait le temps d’écrire de nouvelles chansons. C’est elle qui le dit. Mais pour son plus récent album, The Beauty We’ve Found, elle n’avait pas le temps de s’en poser. Nouvellement maman, c’est entre les boires et les siestes de bébé qu’elle l’a composé, sans compromis et sans censure.

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« Pour cet album, ça a été beaucoup de l’écriture automatique. Il y avait une urgence de produire. Avec un bébé de 9 mois que j’allaitais aux trois heures, je devais vraiment planifier mes moments de travail. Je n’avais pas le temps de me poser de questions, chose que je faisais beaucoup avant », raconte la chanteuse, qui lancera la nouvelle année avec un spectacle au Zaricot le 18 janvier.

« Je ne fais pas des chansons engagées ou politiques. La thématique des relations personnelles revient souvent et en écrivant mon 2e et mon 3e album, je trouvais que c’était du déjà dit, que je me répétais. Mais là, je ne me suis pas censurée, j’ai laissé passer l’écriture par l’émotion. Le fait de ne pas me poser de question a fait sortir des choses en moi. Avant, j’attendais de vivre des émotions pour écrire une chanson, tandis qu’avec cet album, je n’avais pas besoin d’avoir un drame dans ma vie pour écrire. »

Pour The Beauty We’ve Found, un quatrième album en carrière, Pascale Picard se la joue solo après avoir enregistré les trois premiers avec son « band ». Musicalement, le résultat se fait entendre avec une plus grande utilisation du piano et des cordes, plutôt que la guitare et la batterie auxquelles elle nous avait habitués.

Pour l’aider dans cette transition, elle a fait appel à son ami Antoine Gratton, qui a signé la réalisation de l’album. « La grosse partie du travail, on l’a faite juste à deux. Ça a donné quelque chose de plus personnel et de plus épuré », avoue-t-elle.

Leurs deux familles se sont même isolées pour deux séjours de six jours au studio B12, à Valcourt, une expérience qu’elle a grandement appréciée. « Je voulais vraiment qu’il y ait une immersion, que ce ne soit pas juste du 9 à 5 au studio. On pouvait s’arranger autour de l’horaire avec les enfants. On se dépêchait à travailler parce qu’on ne savait jamais quand on allait devoir gérer une crise, ricane-t-elle au bout du fil. C’était super convivial et simple. Je l’ai vu écrire des arrangements de cordes sur le coin d’une table le matin avec un café à la main. Il est vraiment bon! »

En concert, le changement de son déteindra également sur les plus vieilles chansons, alors que Pascale Picard sera accompagnée de Marie-Pier Gagné au violoncelle et de Marie-Pierre Bellefeuille au piano. « On joue une dizaine de chansons des autres albums. On a choisi ensemble lesquelles on allait réarranger. On est allé avec celles qui s’y prêtent le plus et, évidemment, on a inclus “Gate 22”! »

À quelques jours de remonter sur la scène – ce sera d’ailleurs sa première fois au Zaricot, nous dit-elle -, Pascale Picard se montrait fébrile. « J’ai vraiment hâte de recommencer. Je suis tannée d’être en congé », s’exclame-t-elle. Le rendez-vous est lancé!

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