6 février 2020
Andréanne Paris
Passion : dynamophilie
Par: Maxime Prévost Durand

Andréanne Paris, en pleine action à sa première compétition de dynamophilie à l’extérieur du pays. Photo gracieuseté

En pleine frénésie du Super Bowl, la ville de Miami était l’hôte d’une autre compétition pour un sport beaucoup moins connu : la dynamophilie – powerlifting en anglais. À ce rendez-vous, appelé Hybrid Showdown II, une Maskoutaine du nom d’Andréanne Paris s’est illustrée en terminant première de sa catégorie.

publicité

Il s’agissait pour elle d’une première compétition hors Canada, un an et demi après ses débuts dans ce sport. Et depuis qu’elle a intégré le circuit compétitif de dynamophilie, elle a remporté chacune des épreuves qu’elle a disputées dans sa catégorie.

« J’en ai pratiqué plusieurs, des sports, dans ma vie, mais celui-là, c’est le premier où j’excelle autant et où je crois avoir un potentiel pour percer sur une plateforme internationale », a soutenu l’athlète de 24 ans dans une rencontre avec LE COURRIER, au lendemain de son retour de la Floride.

Sa feuille de route est en effet bien garnie. Elle a commencé avec l’haltérophilie il y a six ans, mais des blessures au cou et au genou l’ont amenée à changer de sport. Elle a ensuite tenté le culturisme et le crossfit avant de bifurquer vers la dynamophilie. Signe qu’elle est à sa place, c’est dans ce sport qu’elle obtient ses meilleurs résultats en carrière.

Et ça consiste en quoi la dynamophilie? Un peu comme en haltérophilie, les athlètes doivent faire des mouvements de force et ont trois essais pour chacun d’eux pour faire leur meilleur total. Il y a la flexion de jambes (squat), le développé couché (bench press) et le soulevé de terre (deadlift).

« Je me suis concentrée sur le culturisme pendant deux ans, mais je voulais refaire de la force, sans me blesser. Je me suis dit que je pourrais essayer la dynamophilie et je suis tombée en amour. »

Ses expériences précédentes lui apportent en plus des outils importants dans son nouveau sport. « Mon squat est très fort et c’est grâce à l’haltérophilie. Ça m’a donné cet incroyable acquis », a mentionné Andréanne. Elle s’entraîne d’ailleurs encore dans les locaux du club d’haltérophilie La Machine Rouge, avec son entraîneur Gabriel Aubé, fondateur de STH Power Gym.

À Miami, elle a enregistré ses meilleures barres en compétition. En action dans la catégorie des moins de 67,5 kg, la Maskoutaine a présenté un total de 452,5 kg au terme des trois épreuves, avec 172,5 kg à la flexion de jambes, 95 kg au développé couché et 185 kg au soulevé de terre.

Cela l’a hissée au premier rang chez les femmes, toutes catégories confondues, lors de cette première journée de compétition, en plus de lui permettre de terminer deuxième tous genres confondus. Ces classements étaient établis à partir du Wilks, une mesure qui donne un résultat en fonction du poids corporel et du poids levé, un peu à la manière du classement Sinclair en haltérophilie.

« Je ne m’attendais pas à ça, confie-t-elle avec étonnement et excitation. Je pense que les gens là-bas ont été surpris aussi. »

Cette performance pourrait lui permettre d’ouvrir d’autres portes à l’extérieur du pays, estime-t-elle, ce qui l’amène à rêver grand pour la suite des choses. Avec ses plus récents résultats, elle a d’ailleurs reçu une confirmation d’éligibilité afin qu’elle puisse participer à « la plus grosse compétition au monde », soit le Kern US Open, en avril, en Californie.

image