9 mars 2017
Ford Raptor et Ford Focus RS 2017 
Patinage artistique sur neige
Par: Marc Bouchard
Photo Marc Bouchard

Photo Marc Bouchard

Je l’avoue, et je l’ai toujours dit, sur piste, je ne suis pas le plus grand des pilotes. Comme tous les amateurs, j’aime bien me faire croire que j’ai le talent d’un pilote de Formule un, mais la réalité est toute autre. En revanche, transportez-moi hors route, sur un circuit boueux ou glacé, et vous serez peut-être surpris de mon talent. En tout cas, moi je me suis surpris quand j’ai pris le volant il y a quelques jours, du tout nouveau Ford Raptor 2017 et de la sportive Focus RS 2017.

Publicité
Activer le son

Une précision s’impose : j’ai testé ces véhicules dans les meilleures conditions qui soient puisque j’ai eu l’occasion de le faire sur les pistes du Complexe Mecaglisse, à Notre-Dame-de-la-Merci, un des plus beaux complexes du genre au pays. Si vous voulez en apprendre davantage sur la conduite sur glace, ou la conduite de rallye, Mecaglisse est un incontournable absolu.

Mieux encore, non seulement le test se faisait-il sur une piste préparée pour l’occasion, mais j’étais aussi accompagné du champion de la Coupe Micra, Xavier Coupal, et du pilote de renom Andrew Ranger. Disons seulement que j’étais bien conseillé! L’événement? Tester le Raptor et la Focus RS sur des pistes glacées, puis sur la route.

Ford Raptor 2017

Si vous ne connaissez pas le Raptor, pas de panique, c’est le cas de bien des gens. Il s’agit, ni plus ni moins, que de la version vitaminée et musclée de la camionnette Ford F-150. Sous le capot, un moteur V6 3,5 litres de 450 chevaux et de 510 livres-pied de couple, jumelé à la toute nouvelle boite de vitesse automatique 10 rapports de Ford. Un monstre sur roues, littéralement.

Ajoutez à cela des suspensions Fox conçues pour les sports extrêmes, des plaques de protection, un angle d’attaque plus élevé à l’avant et une molette qui permet de choisir le mode de conduite, allant du mode sport au mode Baja (un rallye extrêmement exigeant), en plus des accessoires propres à la famille Ford : système Sync, groupe électrique, etc. Avouons cependant que le confort, même s’il est présent, n’est pas exactement la qualité recherchée par les acheteurs de Raptor.

C’est donc au volant de cette grande camionnette que je me suis attaqué aux sentiers enneigés et boueux de Mecgalisse, sentiers traditionnellement réservés à l’école de rallye. Il est facile de comprendre que la piste est étroite et les conditions un peu difficiles. Même en mode 2 roues motrices et sans le contrôle de traction, le Ford Raptor s’est faufilé sans effort un peu partout dans les bois. Évidemment, il se sent plus à l’aise lorsque les conditions sont extrêmes, mais sur la route le Raptor a aussi fait la démonstration de ses capacités. Il faut cependant s’attendre à un certain sautillement à vitesse d’autoroute, ce qui est le propre de ce genre de véhicule.

Attention cependant, si vous voulez un Raptor, pensez-y-bien puisque la facture monte vite : la version de base débute à environ 88 000 $.

Ford Focus RS

Une fois les sentiers boisés terminés, place au véritable circuit et à la petite bête de course qu’est la Ford Focus RS. Avec son rouage intégral intelligent et son différentiel à embrayage qui permet une répartition du couple tant de l’avant vers l’arrière que de gauche à droite, la petite voiture est presque impossible à prendre en défaut. Montée sur des pneus cloutés, elle s’est avérée d’une remarquable facilité à diriger, peu importe les conditions.

Ici, je me permettrai un peu de flatterie personnelle : accompagné d’Andrew Ranger, j’ai fait non pas deux, mais trois passages à son volant puisqu’on voulait un pilote pour faire rouler les caméras. Évidemment, mon insistance a eu raison de la résistance des instructeurs, mais même Andrew m’a félicité pour ma conduite. Flatteur….

Je n’ai cependant que peu de mérite. Lancée à fond, du haut de ses 350 chevaux et de ses 350 livres-pied de couple, la petite Focus RS réagit comme une véritable voiture de rallye, enfilant les virages, permettant un contrôle aisé des dérapages et se redressant littéralement du bout des doigts. Il faut dire que le mode Drift, un des modes de conduite accessibles sur la Focus, permet ce genre de performance et nous laisse aisément croire que l’on est meilleur qu’on le croit.

Sur la route, la Focus RS est aussi extrême. Les sièges offrent un support spectaculaire, mais sont un tantinet enveloppants pour quelqu’un de ma carrure (lire ici un peu trop gras). Les suspensions, parfaites en conduite extrême, sont justement un peu trop extrêmes pour les plaisirs de la route. Mais j’avoue que je m’y ferais sans aucun doute.

En résumé

Ford a fait l’annonce de son désir de devenir une compagnie plus verte et d’offrir des modèles plus écologiques. Mais le constructeur n’a pas pour autant fait une croix sur ses modèles de performance. Maintenant je peux vous le confirmer!

image