12 mars 2020
Patrick Norman respire le bonheur
Par: Maxime Prévost Durand

Patrick Norman s’arrêtera à Saint-Hyacinthe le jeudi 19 mars avec son spectacle « Bonheur partagé ». Photo gracieuseté

Le bonheur émane de Patrick Norman. Ça s’entend dans sa voix. On le sent heureux et bien, tout simplement. Et ce bonheur, il viendra le partager au Centre des arts Juliette-Lassonde le jeudi 19 mars.

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Il faut dire qu’au moment de l’entrevue qu’il a accordée au COURRIER, à la fin février, le chanteur country revenait tout juste de vacances dans le Sud. Difficile de ne pas être de bonne humeur, mais ce bonheur, il est sincère.

« La vie est belle. Je continue de donner des spectacles, les salles sont pleines », se réjouit-il au bout du fil.

Même après 50 ans de carrière, Patrick Norman a toujours ce feu sacré de la musique. S’il le fait, c’est par passion. Ça aussi, ça se ressent.

Il a justement subi une opération l’automne dernier afin de lui permettre de prolonger ce plaisir. On lui a installé un implant à la base du pouce gauche, qui le rendait inconfortable depuis quelque temps. « Il n’y avait plus de cartilage et ça faisait que les os se touchaient », décrit-il, ajoutant qu’il s’agit d’un levier important lorsqu’il joue de la guitare.

Une convalescence a suivi cette intervention, mais il a repris la guitare aussitôt qu’il a pu. Il nous rassure : sa main va de mieux en mieux. « Il y a certaines positions où c’est plus sensible encore, avoue-t-il, mais j’ai recommencé à jouer. C’est pour ça que je l’ai faite [l’opération], pour pouvoir jouer plus longtemps et être heureux, parce que la musique me rend heureux. »

Presque au même moment, il lançait un nouvel album, Si on y allait, qu’il a enregistré à Nashville l’an dernier. C’était la première fois depuis les années 1970 qu’il retournait dans la capitale du country pour faire de la musique.

« J’ai pu travailler avec les meilleurs musiciens sur qui on peut mettre la main », dont certains ont joué avec Willie Nelson et Shania Twain, lance-t-il.

Purement inconnu là-bas, il a pu revisiter six de ses plus grands succès avec un regard nouveau, celui de gens qui ne connaissent ni lui ni ses chansons. Et le résultat qui en est sorti le rend très fier.

Cet album, qu’il trouve « délectable », il le voit comme celui de la renaissance. « C’est une consécration pour moi. Je me mets sur mon “X” à 73 ans », lance-t-il.

Le spectacle qu’il présentera à Saint-Hyacinthe s’inscrit toutefois dans le cadre de sa tournée « Bonheur partagé », dont le titre a été emprunté à l’album du même nom, paru en 2017. En plus de ses indélogeables, comme il les appelle, Patrick Norman est allé piger dans son répertoire d’autres belles chansons, tassées au fil du temps pour faire place aux nouvelles, mais qui ont tout de même marqué sa carrière.

Sur la scène, il partagera notamment quelques duos avec sa conjointe Nathalie Lord, elle-même chanteuse. « Ce sont tous des moments de pur bonheur », dit-il, en témoignant de toute l’admiration qu’il a pour sa douce moitié.

Teinté de l’humour qu’on lui connaît bien, ce spectacle a été créé pour faire du bien et faire entrer les gens dans cette bulle de bonheur qu’il s’est créée. Il suffit de se laisser porter.

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