23 mars 2017
Carte blanche
« Pauvres de nous! »
Par: Pierre Bornais
Publicité
Activer le son

Voilà un commentaire comme aurait pu en faire le défunt SOL pour qualifier les péripéties entourant la plus récente « tempête du siècle » à s’être abattue sur le Québec. La météo nous en a fait voir de toutes les couleurs, certains événements présentant un potentiel plus dangereux que d’autres, causant même des pertes de vie.

Si la négligence humaine, pour ne pas dire l’incompétence, peut expliquer une bonne partie de cette tragédie, il faut se demander dans quelle mesure elle n’est pas plus étendue. Comme si, même après des siècles, nous n’avions pas encore assimilé cette nordicité qui caractérise pourtant le coin de pays que nous occupons.

Les failles qui ont été mises de l’avant doivent faire l’objet d’une enquête diligente et extensive pour pallier les possibles erreurs humaines qui sont rapportées. Et que tous ceux qui ont manqué à leur devoir d’assurer la sécurité de la population – incluant les automobilistes – répondent de leur négligence. 

Faudra-t-il envisager de fermer carrément les routes à toute circulation quand des conditions climatiques aussi extrêmes sont prévues? Le scepticisme est grand quand on prend en considération la fiabilité relative des prévisions de la météo dans de telles circonstances. Et l’étalement des zones urbaines vient aussi compliquer une prise de décision favorisant la sécurité de tous, automobilistes et camionneurs inclus.

Toutefois, il ne faut pas pour autant ignorer la responsabilité relative des personnes qui, malgré les avis diffusés par tous les systèmes de communication, ont pris la route ce jour-là. Comme si chacun se sentait invincible et en droit de trouver une route dégagée, sans aucun obstacle pour lui bloquer le chemin. 

image