5 novembre 2015
Pauvreté partagée?
Par: Pierre Bornais
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Au cours des 50 dernières années, le ­Québec s’est donné un « filet social » ­constituant une des caractéristiques de notre identité au Canada comme dans l’ensemble de l’Amérique.

Mais avons-nous encore les moyens de nos ambitions?

La question peut sembler théorique pour certains, alors que d’autres estiment que tout ce que nous avons à partager, c’est une relative pauvreté. Cela semble plus ­évident quand il est question des ­centaines, voire les milliers d’organismes communautaires qui assument un rôle ­essentiel dans la communauté.

Au cours des derniers jours, plusieurs d’entre eux « ont fait grève » pour dénoncer le régime d’austérité du gouvernement Couillard. C’est pourtant un milliard de dollars qui est distribué, année après ­année, à ces organisations. C’est beaucoup, mais ce n’est pas assez, s’il faut en croire leurs déclarations. Même si c’est deux fois plus qu’il y a une décennie!

Chaque année apporte sa nouvelle ­cohorte de nouveaux organismes qui, en toute bonne foi, travaillent au mieux-être d’un secteur ou l’autre de la population. Tant et si bien que la bulle grossit et que la tarte à se partager n’est pas suffisante et ne le sera jamais. Le point de bascule est de plus en plus imminent pour plusieurs qui, au final, sont dans l’impossibilité de tirer leur épingle du jeu.

De plus, imaginez un instant la masse de paperasse que tout ce secteur ­d’activité génère et de la croissance de la bureaucratie qui s’ensuit!

Il est clair que l’austérité préconisée par Québec, qui ne fait pas dans la dentelle, met en exergue la problématique dévastatrice dénoncée par tous ceux et celles qui voudraient une approche moins ­déstabilisante de la part des autorités.

Mais le dialogue social n’est pas au coeur du gouvernement actuel. Faut-il en ­attendre plus d’Ottawa une fois de plus?

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