29 mars 2018
Pénurie d’arbitres de football à Saint-Hyacinthe
Par: Maxime Prévost Durand
Aucun officiel ne provenait de Saint-Hyacinthe lors de la dernière saison de football.  Photothèque | Le Courrier ©

Aucun officiel ne provenait de Saint-Hyacinthe lors de la dernière saison de football. Photothèque | Le Courrier ©

Malgré la présence de six équipes scolaires (trois pour la Polyvalente Hyacinthe-Delorme et trois pour l’École secondaire Saint-Joseph) et d’une équipe collégiale, Saint-Hyacinthe connaît une véritable pénurie d’arbitres. Au cours de la dernière saison, aucun officiel ne provenait de la région maskoutaine, une situation que s’explique mal l’Association régionale des arbitres de football du Richelieu (ARAFR).

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« Saint-Hyacinthe se compare un peu à Saint-Jean-sur-Richelieu [pour le nombre d’équipes qu’elle compte] et on a une vingtaine d’arbitres là-bas, souligne Alexandre Bibeau, le président de l’ARAFR. Peut-être que le football est encore trop nouveau à Saint-Hyacinthe », suggère-t-il.

Cette réalité vient, entre autres, compliquer la gestion des horaires des arbitres et des matchs tout au long de la saison. « Cette pénurie nous force à demander au RSEQ de modifier les horaires à l’occasion parce qu’on n’a pas d’arbitres qui peuvent se rendre à Saint-Hyacinthe. Parfois, on doit même appeler des arbitres de la région du Centre-du-Québec pour nous dépanner quand on est mal pris », plaide M. Bibeau, qui compte une cinquantaine d’arbitres au sein de l’ARAFR.

Ces déplacements d’arbitres provenant de l’extérieur de Saint-Hyacinthe occasionnent également des coûts supplémentaires qui pourraient être évités s’il pouvait compter sur des officiels maskoutains. « Au total, c’est une soixantaine de dollars supplémentaires par partie que l’on doit payer pour les déplacements des quatre arbitres », poursuit-il. Lors de la saison 2017, un peu plus de 20 parties ont été disputées en sol maskoutain.

Avec une culture de football de plus en plus présente à Saint-Hyacinthe et un bassin de joueurs en constante expansion, cette pénurie ne devrait être que de courte durée. Du moins, c’est ce que l’ARAFR souhaite.

« Les officiels ont souvent un passé comme joueur et deviennent arbitre pour rester dans le sport en s’impliquant », soutient M. Bibeau. Les joueurs issus du secondaire sont d’ailleurs parmi les candidats les plus recherchés. « Le niveau de jeu s’est accéléré dans les dernières années, alors on a besoin de jeunes actifs et en forme pour suivre le jeu », ajoute-t-il.

De plus, pour inciter les jeunes à essayer l’arbitrage, l’uniforme est fourni par l’ARAFR pour la première année.

La prochaine clinique de formation de l’ARAFR sera donnéele samedi 7 avril à Longueuil. Pour plus d’information ou pour s’inscrire, on peut contacter Daniel Langlois, vice-président de l’ARAFR, par courriel au daniel.langlois@apafq.ca.

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