20 novembre 2014
Personnalité effacée
Par: Marc Bouchard
Photos Andrew Pawliuk

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Il faut le dire dès le départ, ce n’est pas pour le plaisir de conduite que l’on choisit le petit utilitaire sport de Toyota, le RAV4. Car bien qu’il remplisse toutes les fonctions qu’on exige de lui avec aisance et compétence, il est, avouons-le, un peu terne en conduite.

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Rien de majeur, rassurez-vous. Bien au contraire en fait, puisque le RAV4 a une excellente réputation, et quelques jours derrière son volant suffisent à se rendre compte qu’elle n’est pas surfaite : la conduite est agréable, se fait tout en douceur, et ne pose aucun problème.

Il est vrai qu’on aimerait un petit peu plus de nervosité en accélération. Depuis 2013, le RAV4 a abandonné sa motorisation 6 cylindres pour se contenter d’une motorisation à 4 cylindres de 2,5 litres et d’une boîte de vitesses automatique à 6 rapports. Bien sûr, l’ajout d’un bouton sport permet d’augmenter un peu la cadence lorsque le conducteur insiste, mais cela ne se fait pas sans un certain grondement désagréable du moteur. En revanche, il faut souligner la grande qualité de la boîte de vitesses dont les passages se font sans à-coups, et avec une douceur remarquable.

Un mode Eco améliore considérablement la consommation d’essence, mais étouffe encore davantage les accélérations vives. À déconseiller à ceux qui n’ont pas la patience.

Dans l’habitacle, le RAV4 maintient son image de sobriété. On aime ou on n’aime pas le design un peu intrusif de la planche de bord centrale, mais il faut bien avouer qu’en matière d’ergonomie, certaines commandes sont bien pensées. On ne peut malheureusement en dire autant des boutons de sièges chauffants, localisés derrière le levier de vitesses et accessibles uniquement en se penchant légèrement vers l’avant, ce qui force le conducteur à quitter la route des yeux.

Notons aussi la qualité habituelle d’assemblage de Toyota et la présence de matériaux aux couleurs sobres, mais de bon ton. À l’image de la silhouette extérieure, le cockpit est sans artifices et est tourné davantage vers la fonction que vers l’apparence.

Sur la route

Voilà où le RAV4 se défend le mieux : lorsqu’on est au volant. Les 176 chevaux, bien que semblant lents au démarrage, donnent finalement une sensation intéressante sur l’autoroute. La direction est correcte, sans prétention, et les suspensions procurent confort et stabilité dans toutes les conditions. Bien sûr, pas de grand frisson, mais la garantie que vous vous rendrez avec aisance à votre destination, sans ressentir de courbatures d’inconfort.

En matière de remorquage, le RAV4 se fait discret : tout au plus 680 kilos peuvent se retrouver à l’arrière.

Excitant le RAV4, certainement pas. Fiable, comme le sont tous les Toyota, efficace, confortable, et avec une consommation en-deçà de ses rivaux, mais avouons-le, un peu terne en matière de style et de conduite. Cela ne lui enlève aucune qualité, mais offre une conduite plus rationnelle que passionnée.

Fiche techniqueForces :– Fiabilité – Consommation d’essence – Espace Faiblesses :– Direction peu communicative – Capacité de remorquage peu élevée – Design sobre Fiche technique :Version : Toyota RAV4 XLE TI Moteur : 2,5 l 4 cylindres Puissance : 176 chevaux Couple : 172 livres-pied Transmission : automatique 6 vitesses Entraînement : rouage intégral Consommation : 9,1 l aux 100 km (ville)/ 6,8 l aux 100 km (route) Prix : 32 553 $

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