3 décembre 2015
Toyota RAV4 hybride 2016
Petit, mais attrayant
Par: Marc Bouchard
Photo Marc Bouchard

Photo Marc Bouchard

Toyota est claire quant à ses intentions : réduire de 90 % sa production de gaz à effet de serre d’ici 2050. Évidemment, cela passe d’abord par un remaniement des méthodes de production en usine et des matériaux utilisés. Désormais, il faudra compter sur plus de matériaux bio, sur des matériaux recyclés ou sur de nouvelles méthodes d’assemblage.

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De tels réaménagements prennent du temps, des années, voire des décennies. Toyota souhaite agir plus rapidement et mise donc sur ses voitures pour aider à améliorer ce bilan. Du nombre, bien sûr, la Mirai, une voiture à hydrogène pour le ­moment réservée à quelques marchés ­internationaux, mais pas au Canada. Il faudra être patient.

La solution alternative, pour le constructeur japonais qui ne croit pas aux véhicules 1000 % électriques, ce sont les hybrides. Toyota est le champion toute catégorie dans ce domaine, ayant écoulé à ce jour quelque 116 000 unités de ses voitures hybrides au Canada. Tout a commencé avec la désormais célèbre Prius, mais la dernière addition au catalogue se trouve plutôt du côté des utilitaires sport. Le ­manufacturier profite en effet d’une mise à jour de son petit RAV4 pour lancer une version hybride.

Quelques changements

Outre la version hybride, précisons que Toyota a modifié son RAV4 toutes ­versions pour 2016. On a lourdement ­modernisé la partie avant, greffant une nouvelle grille et modifiant le ­carénage pour offrir plus d’aérodynamisme et un look, avouons-le, un peu plus musclé.

La grande nouveauté, ce sont cependant des feux de jour utilisant des DEL, ­désormais de série sur les versions SE, ­Limited et Limited hybride, alors que les versions LE, XLE et XLE hybride doivent se contenter des projecteurs ­halogènes. Petite note, on a relancé aussi une version SE, plus sportive, qui affiche une grille de calandre en alvéole exclusive et d’autres éléments physiques distinctifs.

L’habitacle n’a subi que de légères ­améliorations, mais des améliorations qui se remarquent. En fait, on a modifié la qualité des matériaux, limitant l’usage des plastiques durs notamment à l’intérieur des portières, pour les remplacer par des plastiques plus souples. Moins de ­craquements, moins de rayures, mais ­surtout un look beaucoup plus attrayant. Une nouvelle couleur, cannelle, est aussi disponible.

Ainsi remodelés physiquement, les RAV4 accueillent aussi la version hybride. Pour y parvenir, Toyota a fait appel à la même motorisation hybride que l’on ­retrouve sur la Lexus NX. En quelques mots, il s’agit d’un moteur 4 cylindres 2,5 litres à cycle Atkinson jumelé non pas à un, mais à deux moteurs électriques, un à l’avant, l’autre à l’arrière.

Le moteur avant agit comme support au moteur à essence et permet, si vous avez le pied suffisamment léger, ­d’atteindre jusqu’à 60 km à l’heure en mode 100 % électrique pour quelques ­kilomètres. Je n’y suis jamais parvenu, dois-je le préciser. Malgré tout, jumelé à une boite CVT dotée de simulation de ­rapports que l’on peut enclencher ­manuellement, le nouveau RAV4 hybride réussit à développer quelque 194 chevaux, tout en maintenant une moyenne combinée de 7,2 litres aux 100 kilomètres.

Le second moteur, lui, agit comme une traction intégrale intelligente, c’est-à-dire qu’elle s’active lorsqu’on détecte la moindre perte d’adhérence ou qu’une ­trajectoire de virage dynamique nécessite un peu d’aide. Au démarrage, au moindre dérapage ou perte d’adhérence ou en ­virage prononcé, le moteur électrique ­s’activera, transmettant sa puissance aux roues arrière pour assurer un meilleur contrôle.

Petit détail, le groupe motopropulseur des versions à essence n’a pas été modifié et continue de déchainer les 176 chevaux de son moteur 4 cylindres 2,5 litres ­éprouvés, additionné d’une boite automatique 6 vitesses.

En ajoutant un système de sécurité ­électronique embarqué appelé Toyota ­Safety Sense qui regroupe des fonctions de détection de piéton, d’aide au ­franchissement de voie, de régulateur de vitesse intelligent et de gestion des feux de croisement, le RAV4 devient un VUS plus sécuritaire que jamais. Il faut cependant mettre cet item sur la liste d’accessoires réservés aux versions haut de gamme.

Quant à la motorisation hybride, elle se montre plaisante, économique et ­nerveuse. Mais, car il y a un mais, sachez qu’il vous faudra ajouter quelque 3 000 $ de plus à votre facture pour obtenir un ­modèle hybride équipé de la même façon que son pendant à essence. Quand on sait que les versions les plus vertes sont bien équipées, cela se traduit par un prix de base du Rav4 XLE hybride de 34 465 $.

La version de base à essence, la LE, ­nettement moins bien outillée, s’offre à compter de 24 990 $.

Malgré tout, Toyota vise le premier rang de sa catégorie avec son nouveau RAV4 au chapitre des ventes, et il faut bien avouer que le petit VUS a tout ce qu’il faut pour y parvenir.

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