6 juin 2019
Hôpital Honoré-Mercier
Petits opérés, en voiture!
Par: Benoît Lapierre

Les petits conducteurs étaient tout fiers d’entrer dans l’auditorium de l’hôpital sous les applaudissements, installés au volant des voiturettes qui équipent maintenant le bloc opératoire. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Dorénavant, les enfants âgés de 3 à 9 ans qui se trouveront à l’hôpital Honoré-Mercier pour y subir une chirurgie pourront monter dans une auto et se rendre à la salle d’opération en conduisant!

Incroyable, mais vrai : le bloc opératoire est maintenant équipé de quatre voiturettes électriques téléguidées à l’usage exclusif de ses petits patients, et cela grâce à la participation financière et au soutien technique de Volkswagen Saint-Hyacinthe, partenaire de la Fondation Honoré-Mercier dans ce projet qui a été initié par son président, le Dr Gilles Brien.

« C’est quelque chose qui me tenait particulièrement à cœur. Dans mes lectures, j’étais tombé sur des projets similaires qui avaient été réalisés en France et ailleurs, et j’ai pensé que ce serait bien chez nous aussi. J’en avais parlé à Guy Fafard, le fondateur de Volkswagen Saint-Hyacinthe, qui m’a mis en contact avec sa fille Annie », a raconté le Dr Brien au dévoilement du projet à l’auditorium de l’hôpital, devant un parterre d’invités.

Les nouvelles voiturettes – deux Touareg aux carrosseries décorées de paysages exotiques, une coccinelle jaune et une Westfalia deux places – ont ensuite défilé dans la salle, pilotées par des enfants bien sûr, mais sous contrôle parental grâce à des télécommandes.

Ces magnifiques jouets motorisés produisent un effet apaisant chez les tout-petits à leur départ pour la salle d’opération, comme l’ont expliqué Annie Marcotte, chef du bloc opératoire, et les intervenants qui ont participé à un tournage réalisé sur le projet par NousTV Saint-Hyacinthe (Cogeco). On apprend dans ce film que l’utilisation de ces voiturettes en milieu hospitalier est un moyen très efficace de réduire le stress préopératoire et postopératoire chez l’enfant.

De toute évidence, le Dr Brien n’a pas eu de mal à convaincre Annie Fafard, directrice générale de Volkswagen Saint-Hyacinthe, d’adhérer au projet. « Ça a été un “oui” tout de suite! », a-t-elle lancé à l’auditoire. Elle a confié plus tard au COURRIER que, selon un calcul rapide, son entreprise a engagé environ 3500 $ pour se procurer les petits véhicules électriques auprès de manufacturiers.

Le projet des voiturettes a été complété par l’achat de tablettes numériques contenant une application « Dodo pour mon bobo » qui explique aux enfants, à leur arrivée à la salle d’attente, comment se déroulera leur passage au bloc opératoire. Une fois les enfants arrivés à destination, la tablette leur permet d’écouter un film de leur choix jusqu’à ce qu’ils s’endorment pour être opérés.

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