4 octobre 2012
Place à la critique
Par: Martin Bourassa

Toute critique n’est pas bonne à dire si l’on se fie aux organisateurs d’Orange, événement d’art actuel de Saint-Hyacinthe.

Publicité
Activer le son

Toute critique n’est pas bonne à dire si l’on se fie aux organisateurs d’Orange, événement d’art actuel de Saint-Hyacinthe.

C’est du moins l’impression et le goût amer que laisse la petite controverse qui a éclaté dans la page Forum du COURRIER ces dernières semaines.Le tout a débuté avec une opinion critique de Mathieu Scraire, un Maskoutain qui enseigne la philosophie au Cégep Édouard-Montpetit à Longueuil.Dans un texte intitulé Orange 2012 : une exposition qui fait voir rouge, il remettait en question tout le mécanisme de provocation derrière la sélection des oeuvres et des artistes présentés dans le cadre d’Orange et de Orange Off. En résumé, il en avait contre l’idée de provoquer pour le simple plaisir de le faire. En ce qui me concerne, c’est l’une des lettres ouvertes les mieux écrites qu’il m’ait été donné de lire et de publier en huit ans comme rédacteur en chef. C’était écrit sans condescendance, dans un français impeccable et avec un argumentaire solide, plein de nuances.Bref, un exercice pertinent et intéressant dans la forme et dans le fond.Mais cette critique en a attiré une autre. Elle est venue du citoyen Claude Mercier, sous la forme d’un conte philosophique intitulé Ti-Jean Brillant et l’orange terrible. C’était bien écrit, rien à dire là-dessus, mais dans une forme méprisante, voire même violente, du moins en ce qui me concerne. Ce citoyen n’avait même pas pris la peine de préciser qu’il est aussi, et surtout, responsable des communications et de la promotion d’Orange, un fait que je n’ai pas voulu passer sous silence pour une raison évidente.J’ignore s’il a agi de façon spontanée ou s’il a fait cette job de bras en mission commandée, mais j’ai du mal à croire qu’il aurait pu être encouragé par Marcel Blouin.Cette réplique n’est pas digne d’Expression, qui encourage depuis des années le public à exprimer son opinion sur l’offre d’Expression et ses différentes expositions.Le Courrier est d’ailleurs associé depuis la première heure au concours Place à la critique et récompense le grand gagnant de la catégorie grand public.On encourage la critique ou on ne le fait pas gens d’Expression. En ce qui me concerne, on devrait honorer et récompenser M. Scraire l’an prochain.Sa critique était constructive. Pas mal plus que la critique de sa critique…

M.B.

image