17 septembre 2015
MRC des Maskoutains
Pleins feux sur la grande plaine plate
Par: Benoît Lapierre
Les auteurs Gérald Domon et Julie Ruiz entourent ici la préfet Francine Morin au lancement du livre « Paysages ruraux - méthode d’état des lieux et de diagnostic », au restaurant Le Parvis. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les auteurs Gérald Domon et Julie Ruiz entourent ici la préfet Francine Morin au lancement du livre « Paysages ruraux - méthode d’état des lieux et de diagnostic », au restaurant Le Parvis. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Scrutés par des experts depuis 2009, les paysages campagnards de la MRC des Maskoutains ont servi de laboratoire dans l’élaboration d’un ouvrage scientifique sur l’étude des paysages qui vient tout juste de paraître aux Presses de l’Université de Montréal.

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La sortie de ce manuel de 293 pages intitulé « Paysages ruraux – méthodes d’état des lieux et de diagnostic » a été soulignée par la MRC en présence des deux auteurs, Gérald Domon, de la Chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal, et Julie Ruiz, de la Chaire de l’Université du Québec à Trois-Rivières en écologie du paysage et aménagement.

« Tout a commencé il y a sept ans, lorsque deux professionnels de la MRC sont venus nous voir. À ce moment-là, on travaillait beaucoup du côté des Cantons-de-l’Est, et j’étais un peu sceptique face à la région maskoutaine, la grande « plaine plate » de Saint-Hyacinthe. Aujourd’hui, je peux vous dire qu’elle n’est pas plate du tout et que c’est une longue aventure très ­stimulante qui se termine », a souligné ­Gérald Domon devant les nombreux invités au lancement.

La préfet de la MRC des Maskoutains, Francine Morin, a signalé que la MRC, avec ses partenaires, s’était engagée sur la voie de l’innovation en 2009 en lançant le projet « Les paysages maskoutains, révéler, mettre en valeur, requalifier ».

« La MRC a amorcé ce projet parce qu’elle croyait et croit encore à l’importance de créer des milieux de vie de qualité pour les ­citoyens de son territoire. La notion de ­paysage, ici, est grande et inclusive. Elle se compose d’un ensemble d’éléments naturels, mais également façonnés et construits par la main de l’homme. Le paysage devient cette empreinte culturelle que nous donnons au territoire que nous habitons. Il est le reflet de notre identité », a-t-elle affirmé.

Tiré à 500 exemplaires, mais aussi disponible en version électronique, l’ouvrage « Paysages ruraux » est un outil qui s’adresse d’abord aux étudiants et professionnels de l’aménagement, de même qu’aux MRC et municipalités qui voudraient mener à bien un projet de caractérisation des paysages. Outre les exemples inspirés de la MRC des Maskoutains, on y traite de travaux sur les paysages réalisés ailleurs au Québec et dans plusieurs pays : la France, le Royaume-Uni, l’Angleterre, la Belgique, l’Espagne, ­l’Australie… « Le livre est abondamment illustré pour que les gens comprennent bien comment on applique les méthodes », a expliqué Julie Ruiz.

Pour elle, il y a partout un décor à découvrir. « Le paysage, c’est une ressource, ce n’est pas possible qu’il n’y ait rien. Il y a ­toujours quelque chose, » soutient-elle.

Pour l’ensemble des travaux réalisés à partir de 2009, l’équipe de chercheurs a ­bénéficié d’une enveloppe totalisant 229 996 $, dont 50 000 $ versés par la MRC. Cinq ministères du gouvernement du ­Québec – Culture, Économie, Environnement, Finances et Transports -, de même qu’Hydro-Québec ont aussi contribué ­financièrement au grand projet.

Il avait donné lieu à une première ­publication de 58 pages intitulée « Connaître et comprendre les paysages ­d’aujourd’hui pour penser ceux de demain », lancée au début de 2013.

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