15 mars 2012
Plus de 27 000 signatures contre le gaz de schiste
Par: Jean-Luc Lorry
Jacques Tétreault, président du Comité citoyen pour la protection de l'environnement maskoutain, dévoile en compagnie de l'homme d'affaires Jean-Pierre Rodier, une carte illustrant les terres agricoles où les compagnies gazières n'auront pas accès.

Jacques Tétreault, président du Comité citoyen pour la protection de l'environnement maskoutain, dévoile en compagnie de l'homme d'affaires Jean-Pierre Rodier, une carte illustrant les terres agricoles où les compagnies gazières n'auront pas accès.

Le regroupement régional de la Montérégie sur le gaz de schiste, créé pour sensibiliser la population aux risques de l’exploration et de l’exploitation de cette ressource naturelle, vient de dévoiler les résultats de sa campagne de signature « Vous n’entrerez pas chez nous ».

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Jusqu’à maintenant, 26 800 résidents de la Montérégie s’opposent à donner l’accès de leurs terrains aux compagnies gazières. Ils ont tous apposé leur signature sur un formulaire de refus.

De ce chiffre, 1 000 signataires sont propriétaires de plus d’un hectare. Les terres agricoles étant propices à recevoir l’imposant équipement de cette industrie pour réaliser ses opérations de forage. Ces nombreuses signatures ont été obtenues grâce à une vaste opération de porte-à-porte menée par les 20 comités locaux de citoyens à l’échelle de la Montérégie.À Saint-Hyacinthe, le Comité citoyen pour la protection de l’environnement maskoutain (CCPEM) a récolté 3 000 signatures. Un chiffre qui encourage son président Jacques Tétreault à continuer de tenir des conférences sur cette industrie controversée dans la région. « Notre objectif est d’informer la population sur l’impact réel de cette industrie sur la santé et la quiétude des citoyens. Une démarche que le gouvernement refuse de faire, préférant rester derrière des portes closes à Québec en appliquant la politique de l’autruche », mentionne cet environnementaliste convaincu. Le regroupement régional de la Montérégie sur le gaz de schiste demande un moratoire sur cette filière énergétique.« Je veux aussi sensibiliser les citoyens à la forte pression qu’exerceront les compagnies gazières sur les conseils municipaux. La tentation sera forte d’accepter le chèque de ces riches entreprises », précise M. Tétreault. L’homme d’affaires maskoutain Jean-Pierre Rodier possède une entreprise de paysagement située à 600 mètres d’un puits aménagé dans le secteur Saint-Thomas-d’Aquin. Le résultat d’une opération de forage effectuée durant l’été 2009. « Nous avons eu la chance d’informer chaque ferme de la région du côté dangereux de cette industrie et des impacts environnementaux et financiers sur les terres agricoles », indique M. Rodier. La volumineuse pile de formulaires de refus d’accès aux gazières sera déposée prochainement à l’Assemblée nationale et une copie numérisée sera adressée aux entreprises concernées.Le Regroupement régional de la Montérégie invite la population à une importante mobilisation citoyenne qui aura lieu le dimanche 22 avril à Montréal dans le cadre de la journée de la Terre.

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