25 octobre 2018
Carte blanche
Pommes d’ici et d’ailleurs! 
Par: Pierre Bornais

On dit souvent que « le diable est dans les détails ». C’est une vérité qui est constamment d’actualité aux quatre coins de la planète alors que bien des acquis sont remis en question et que la loi du plus fort s’installe à nouveau.

Voilà la réflexion qui m’est venue à l’esprit en apprenant que les pommes servies au Québec dans le réseau de la santé provenaient en grande partie de Washington. La situation est d’autant plus particulière qu’une quantité importante de la consommation est importée sous la forme de fruits congelés; le tout étant payé par nos taxes.

Pour mémoire, il faut se rappeler que cet état est situé au sud de la Colombie-Britannique et qu’il est, selon les statistiques, le plus grand producteur de ce fruit en Amérique du Nord. Au Québec, les producteurs de pommes sont importants, mais ils ne font pas le poids face aux lois du marché et à la compétition internationale.

Et bonne chance à celui ou celle qui espère s’y retrouver dans les milliers de documents et les millions de détails qui régissent les échanges internationaux de produits agricoles.

Mais comme si cela n’était pas suffisant, voilà qu’on apprend que, depuis une quinzaine d’années, un moratoire imposé par Québec interdit même les nouvelles plantations. C’est à n’y rien comprendre alors que nous étions dans l’illusion, entretenue par les autorités gouvernementales, que l’autonomie alimentaire était un dossier important.

Il n’y a pas si longtemps, un premier ministre affirmait sa volonté irréductible de « se battre bec et ongles » pour défendre la gestion de l’offre. Les électeurs ont répondu en l’expédiant à la retraite, réponse imparable à son discours. Le nouveau gouvernement saura-t-il apporter une réponse plus crédible? 

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