12 mars 2020
Territoire agricole
Pour une cohabitation harmonieuse en Montérégie
Par: Benoit Lapierre

Marjolaine Gagné, directrice régionale du MAPAQ en Montérégie, Chantal Soucy, députée de Saint-Hyacinthe, Christian St-Jacques, président de l’UPA de la Montérégie, Francine Morin, préfet de la MRC des Maskoutains, et Brigitte Marcotte, coordonatrice du projet « Notre campagne, un milieu de vie à partager ». Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

« Notre campagne, un milieu de vie à partager », voilà un nouveau slogan qui fera son chemin en Montérégie au cours des prochains mois. C’est le thème d’une vaste campagne de sensibilisation à la cohabitation harmonieuse dans un territoire très fortement agricole, un projet initié par l’UPA de la Montérégie qui a reçu l’appui de 13 MRC et de l’Agglomération de Longueuil, de même que le soutien financier du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).

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« C’est un processus de concertation sans précédent, pour travailler à un même enjeu dans le cadre d’un seul projet », a résumé Marjolaine Gagné, directrice régionale adjointe du MAPAQ en Montérégie, lors du lancement de la campagne de sensibilisation au Centre BMO de Saint-Hyacinthe. Elle a rappelé que la Montérégie était à la fois la deuxième région administrative la plus peuplée au Québec et celle où l’on retrouve la plus forte concentration d’entreprises agricoles. « Les défis de cohabitation sont donc bien réels chez nous. C’est probablement pour cette raison que c’est un enjeu identifié dans l’ensemble des plans de développement de la zone agricole du territoire [les PDZA des MRC] », a-t-elle ajouté.

« L’agriculture occupe une place prépondérante dans la grande région de la Montérégie, garde-manger du Québec. La proximité entre les acteurs du secteur bioalimentaire et les résidents peut poser de nombreux défis. Il est donc dans l’intérêt de tous d’apprendre à cohabiter. Cultiver de bonnes relations, c’est favoriser le vivre-ensemble et le partage harmonieux de l’espace commun. Or, pour se connaître et se comprendre, il faut communiquer. C’est dans ce contexte que cette campagne prend tout son sens et c’est avec plaisir que je l’appuie », souligne quant à lui le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, dans le message qu’il a diffusé à l’occasion du lancement de cette campagne. Celle-ci sera financée à hauteur de plus de 400 000 $ par le MAPAQ, l’UPA et les MRC – contribution de 2000 $ chacune – et se prolongera jusqu’en octobre 2021.

Infolettres, messages dans les bulletins municipaux, publications diverses, présence sur les médias sociaux, capsules vidéos et activités d’animation grand public, voilà autant de moyens qui sont mis de l’avant afin de sensibiliser la population à l’importance d’une saine cohabitation entre les milieux urbains et agricoles. Diverses questions seront abordées : les odeurs, le bruit, le partage de la route, l’eau, la santé des sols, les pesticides. Un volet éducatif sur l’agriculture a aussi été préparé à l’intention des enfants de 8 à 11 ans qui fréquentent les camps de jour de plus de 120 municipalités. Au cours des deux prochaines années, ces camps seront tous visités par un animateur outillé de jeux thématiques et de présentations interactives.

« Grâce au projet de cohabitation, les agricultrices et agriculteurs de la Montérégie souhaitent dialoguer avec leurs voisins, souvent très sensibles à la protection de l’environnement et qui se questionnent sur la façon de produire les aliments que l’on mange. […] Ces trois dernières années, 500 nouvelles entreprises agricoles ont été créées dans notre région. Ces fermes exploitent des productions à la fois variées et innovantes. En Montérégie, l’agriculture génère un PIB de 1,12 milliard de dollars et assure, minimalement, plus de 15 500 emplois », a signalé pour sa part le président de l’UPA de la Montérégie, Christian St-Jacques, producteur de porcs et de grandes cultures à Saint-Pie.

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