13 décembre 2012
Pavillon de la Jeunesse
Pourquoi démolir pour reconstruire?
Par: Le Courrier
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Je me fais la réflexion suivante, pouvons-nous mettre à niveau un aréna qui semble avoir comme seul défaut un système de refroidissement vieillot, mais dont la structure semble solide? Il est certain qu’il a peut-être besoin de quelques rénovations, mais doit-on le démolir à tout prix?

N’est-il pas risqué de balayer du revers de la main une formule ou nous nous occupons de 100 % de la gestion des arénas, pour la remplacer par une gestion à 100 % par le privé? Ainsi, nous serons à la merci d’une entreprise qui recherchera qu’une chose, le profit à tout prix. Pouvons-nous évaluer l’impact d’une augmentation des coûts de location sur la pratique de ce sport? Ce peut-il que plusieurs joueurs qui profitent actuellement d’un tarif peu dispendieux, et qui jouent dans deux ou trois équipes, vont réduire leur participation à une équipe, si les prix augmentent? Un principe économique veut que lorsque la demande augmente les prix peuvent augmenter pour créer un équilibre entre l’offre et la demande. Et si on créait une « Corporation à but non lucratif ». L’augmentation de prix pourrait-elle permettre à la corporation de créer des profits, les mêmes profits pourraient servir à promouvoir et soutenir les activités sportives nécessaires aux jeunes de moins de 18 ans ou entretenir les équipements qui servent à la communauté et réduire le fardeau des payeurs de taxes. Certains conseillers municipaux m’ont informé que les entrepreneurs privés hésitaient à construire un complexe sportif, car les prix de location de la Ville étaient trop bas. Ajustons les prix pour nos ligues d’adultes et laissons le privé construire un ou deux arénas, ce qui pourrait très bien compléter le secteur public et offrir une saine compétition. Je ne suis pas un spécialiste de la construction, mais comment se fait-il qu’une municipalité comme Saint-Liboire, ait pu avoir une patinoire qui lui a coûté environ 1,5 million $ et qui pourrait être complètement isolée et fermée pour environ 500 000 $ de plus? Donc, pour 2 000 000 $, la patinoire serait aussi fonctionnelle que n’importe lequel de nos arénas. Sommes-nous trop fiers pour ne pas vouloir payer si peu? C’est certain qu’un vrai sondage auprès des utilisateurs et payeurs de taxes serait l’idéal, mais les échanges que j’ai eus avec plusieurs joueurs me laissent croire que plusieurs sont d’accord à payer des frais plus élevés pour conserver les services actuels pour que les profits réalisés soient réinvestis dans la ville plutôt que de servir à un entrepreneur de l’extérieur. Qu’en coûterait-il d’attendre un an de plus et de chercher des solutions en bâtissant sur les acquis au lieu de tout démolir et recommencer. Il me semble que c’est contraire à tous les messages nous incitant à penser « vert » en recyclant. Ne soyons pas paresseux, soyons inventifs. Nous trouverons une solution 3R, rentable, recyclée, réalisable.

Pierrôt Arpin, payeur de taxes et joueur de hockey

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