1 mars 2012
Projet de loi 56 contre l’intimidation et la violence à l’école
Prendre le taureau par les cornes
Par: Le Courrier
Caroline Dupré, directrice adjointe et directrice des services éducatifs à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe.

Caroline Dupré, directrice adjointe et directrice des services éducatifs à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe.

À la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH), la lutte contre la violence et l’intimidation en milieu scolaire est une préoccupation depuis plusieurs années. Aussi, le Projet de loi 56 déposé en ce sens par la ministre de l’Éducation Line Beauchamp, début février, vient-il confirmer que les écoles maskoutaines marchaient dans la bonne direction.

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Le Projet de loi 56, qui modifie la Loi sur l’instruction publique et la Loi sur l’instruction privée, vient essentiellement préciser les obligations de chacun pour faire de l’école un milieu exempt d’intimidation.

Chaque école devra adopter un plan de lutte contre l’intimidation, y affecter une ressource, préciser les outils de prévention et les actions – coercitives, si nécessaire -à privilégier lorsqu’un cas est dénoncé. À terme, les commissions scolaires devront faire rapport des actes d’intimidation commis dans leurs écoles et des mesures adoptées à la ministre de l’Éducation chaque année. « Le projet de loi vient appuyer des mesures qu’on avait déjà mises en place il y a quelques années, lorsque la situation était devenue à ce point préoccupante qu’on ne voulait pas la laisser déraper. On ne pouvait plus faire fi de ce qui se passait et déjà, on avait pris nos responsabilités », a commenté la directrice adjointe et directrice des services éducatifs à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe, Caroline Dupré.Depuis quelques années, un Comité de la prévention de la violence à l’école a été créé et des conventions de gestion énonçant les mesures de prévention adoptées contre l’intimidation ont été signées entre chaque école et la commission scolaire.« Le Projet de loi 56 présente plutôt un défi de gestion, puisque nous devons désigner une personne responsable des cas de violence dans chaque école », a souligné Mme Dupré. Les commissions scolaires ne recevront toutefois pas un rond de plus pour payer cette nouvelle ressource. Il reviendra donc à chaque établissement de libérer le temps nécessaire d’un membre de l’équipe-école ou de créer un comité d’enseignants.« Pour le reste, les exigences de la ministre étaient déjà en place chez nous. Dans les cas lourds, nous avions déjà changé des élèves de classes et d’école pour mettre fin à des actes répétés d’intimidation ou de violence, comme le propose la ministre. »De la même façon, la commission scolaire faisait déjà un effort pour tenir les parents au courant de ses actions contre l’intimidation. Un bulletin d’information confectionné par le Comité de la prévention de la violence à l’école sera d’ailleurs distribué en mars pour faire connaître les mesures en place et les initiatives des écoles. « Il est clair avec le Projet de loi que l’intimidation à l’école est une responsabilité du milieu scolaire, mais nous aurons toujours le souci d’impliquer les parents et de leur offrir des outils nécessaires pour intervenir si leur enfant est victime ou même s’il est un intimidateur. C’est important, parce que l’intimidation, ça dépasse les limites de la cour d’école », conclut Mme Dupré.

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