10 août 2017
ProCheer trouve son local permanent
Par: Maxime Prévost Durand
ProCheer trouve son local permanent

ProCheer trouve son local permanent

ProCheer s’installera de façon permanente au Pavillon Soleno. On aperçoit sur la photo la directrice générale du club, Jessika Gardner.    Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

ProCheer s’installera de façon permanente au Pavillon Soleno. On aperçoit sur la photo la directrice générale du club, Jessika Gardner. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Après des années d’attente, le club de cheerleading maskoutain ProCheer a finalement trouvé un local permanent où tenir ses activités. À compter du 19 août, le club prendra racine au Pavillon Soleno (anciennement le Pavillon de la jeunesse) sur le site de l’Expo agricole, a annoncé au COURRIER la directrice générale de ProCheer, Jessika Gardner.

L’entente s’est confirmée la semaine dernière avec la Société de l’agriculture, propriétaire de cet emplacement. ProCheer y sera locataire pour au moins un an, avec l’option de prolonger l’entente au cours des deux prochaines années.
Très enthousiaste par cette nouvelle, la DG du club jette un regard plus optimiste que jamais sur ProCheer. « Ça va me permettre d’avoir trois plateaux : deux sols de compétition standards, puis un espace de gymnastique sur tumbling au centre avec tout le matériel de trampoline et les fosses de réception », indique-t-elle, les yeux pétillants.
Il commençait à se faire tard pour ProCheer, qui devait absolument trouver un local permanent avant la prochaine rentrée scolaire puisqu’une concentration cheerleading, affiliée au sport-études, sera lancée en septembre à l’école secondaire Fadette. Sans ce local, le projet ne pouvait voir le jour.
« J’avais peur, avoue Jessika Gardner, mais j’y croyais tellement, je le visualisais. Toute l’année, je parlais comme si j’avais un local et pourtant je n’avais rien. Le fait d’avoir le programme sport-études qui allait commencer cette année m’a donné plus d’énergie et de confiance pour trouver un local. »
Au cours des deux dernières années, le club de cheerleading devait tenir ses activités au Centre de formation maskoutain (CFM), un emplacement fourni gratuitement par la Ville de Saint-Hyacinthe. Même s’il convenait plus ou moins aux besoins particuliers du club, notamment en raison des contraintes d’espace et de la hauteur des plafonds, ProCheer n’a eu d’autre choix que de s’en contenter en attendant de trouver mieux. « Il n’y avait rien d’autre. C’était ça ou je fermais mon club », soutient Jessika Gardner.
Chaque semaine, les membres devaient installer le matériel avant leur cours et le désinstaller à la fin de la soirée, une situation qu’ils vivaient également lorsqu’ils étaient logés à la Polyvalente Hyacinthe-Delorme, avant leur entrée au CFM. Cette réalité est maintenant derrière eux.
« Présentement au Québec, il y a 107 clubs de cheerleading. Seulement deux n’avaient pas d’installations permanentes, dont ProCheer et on est pourtant le 4e plus gros club au Québec », poursuit la fondatrice du club qui a célébré son 10e anniversaire l’an dernier.
Même s’il a maintenant un local propre à lui, le club devra vider le Pavillon Soleno à trois occasions dans l’année : durant l’Expo agricole de Saint-Hyacinthe, le Salon de l’agriculture et le Suprême Laitier puisque ces événements y tiendront des activités. Grâce à une entente avec la Ville, ProCheer retrouvera de façon temporaire les locaux du CFM durant ces périodes. Le reste du temps, le club aura accès à ses nouveaux locaux 24 h sur 24, 7 jours sur 7.
« En plus du sport-études qui sera lancé cet automne, je vais pouvoir recommencer à faire des fêtes d’enfants, ce que je ne pouvais plus faire au CFM, et on pourra accueillir des écoles pour des activités parascolaires. On a carte blanche, on peut faire ce qu’on veut », se réjouit-elle.
Après avoir enregistré une baisse de sa clientèle d’environ 15 % durant son séjour au CFM, ProCheer prévoit connaître une certaine relance avec l’acquisition d’installations permanentes. « Je m’attends à une augmentation d’au moins 10 % de ma clientèle, projette Jessika Gardner. Je ne sais pas à quel point on pourra l’observer dès cette année parce que la période d’inscriptions est déjà passée, mais je sens que ça va être gagnant pour l’année prochaine. »

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