4 mai 2017
Entre les lignes
Promenade 2.0
Par: Le Courrier
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La Ville de Saint-Hyacinthe vient de confier un mandat de 335 000 $à la firme Daoust-Lestage de Montréal, spécialisée dans l’architecture de paysage et le design urbain, pour la conception des plans de la Promenade Gérard-Côté rénovée.

Le mandat est assorti d’un échéancier plus complexe que celui du centre de congrès. Il prévoit que les concepteurs devront aller à la rencontre des résidants et des parties intéressées avant de se mettre au travail. Cette consultation populaire viendra prochainement.

Curieux qu’on n’ait pas eu la même délicatesse au moment de préparer les plans du centre de congrès ou au moment de chambouler le centre-ville dans la foulée du projet Réseau Sélection. La dernière fois que la Ville s’est donné la peine de prendre le pouls de la population sur un projet municipal d’envergure, c’était pour le prolongement du tunnel Casavant et elle n’a pas tenu compte de la position citoyenne, c’est bien pour dire! Dans le cas de la Promenade, on se demande bien ce que les spécialistes vont apprendre et retenir de la consultation à venir. L’état lamentable de la promenade saute aux yeux et sa localisation ne changera pas. Doit-on la rebâtir en bois ou en matériaux composites? J’ose espérer qu’on trouvera la façon de la refaire au meilleur coût possible et pour le plus longtemps possible. On ne pourra pas la refaire tous les 10 ans.

On risque fort d’en entendre des vertes et des pas mûres au chapitre des propositions du public. La mienne serait qu’on trouve un revêtement qui ne donne pas à cette promenade l’allure actuelle et négligée du chalet du parc Les Salines quelques années à peine après sa reconstruction. Pour le reste, on croit comprendre que les plans pourraient être prêts pour le printemps 2018. Tout dépendra ensuite des subventions, encore et toujours. Si la réfection complète et rapide de la promenade est conditionnelle à une ou des subventions, le projet risque fort d’être mis sur une tablette pendant un bout de temps. La Ville n’aura donc fait qu’acheter du temps en dépensant 335 000 $, elle qui n’ose pas en dépenser 85 000 $ pour financer deux études pour le Complexe culturel maskoutain. Il s’agit pourtant de projets pour lesquels des subventions seront nécessaires. 

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