21 novembre 2013
Au Centre des arts le 30 novembre
Quand cirque et théâtre font la paire
Par: Le Courrier
<em>Le murmure du coquelicot</em> a ouvert la saison 2013-2014 du Théâtre du Nouveau Monde en octobre. Rémy Girard, Pascale Montpetit et les six acrobates des 7 doigts de la main font tomber les frontières avec ce mélange théâtre-cirque.

Le murmure du coquelicot a ouvert la saison 2013-2014 du Théâtre du Nouveau Monde en octobre. Rémy Girard, Pascale Montpetit et les six acrobates des 7 doigts de la main font tomber les frontières avec ce mélange théâtre-cirque.

L’auteur et metteur en scène Sébastien Soldevila a réussi à créer une symbiose entre les deux arts de la scène que sont le théâtre et le cirque. C’est au bout d’une période d’écriture de neuf mois et de quelques semaines supplémentaires de pratique que la troupe, jumelant les acrobates des 7 doigts de la main aux comédiens Rémy Girard et Pascale Montpetit, a mis en oeuvre la pièce Le murmure du coquelicot.

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Cette pièce écrite et conçue pour Rémy Girard représentait un défi intéressant à relever pour le metteur en scène lorsqu’une offre d’ouverture de saison du Théâtre du Nouveau Monde s’est présentée à lui. L’idée de mélanger théâtre et cirque était déjà bien présente dans son esprit et il comptait bien réussir à rendre les deux éléments homogènes dans la mise en scène.

« Pour créer le parfait accord entre le cirque et le théâtre, chacune des deux parties a fait des compromis, a expliqué Sebastien Soldevila. Pour bien intégrer les deux éléments sans que la pièce soit saccadée, on a dû intégrer le cirque avec les dialogues. Le mouvement est influencé par la voix des gens, on a travaillé fort pour décomposer le numéro et ainsi faciliter l’intégration du cirque. »On raconte l’histoire d’un acteur, Raymond Lemieur, qui arrive à la soixantaine et qui n’a pas eu un parcours artistique très diversifié. Raymond se rend à une audition dont il ignore le rôle et même la raison de sa présence à cette audition. Soldevila s’amuse d’ailleurs à comparer le sommet de sa carrière au Mont Royal plutôt qu’au Kilimandjaro.« Par le biais de Mme B., interprété par Pascale Montpetit, le public en vient à comprendre que le personnage principal a eu un passé douloureux, qu’il avait toujours été à la recherche de ces rôles qu’il n’a jamais réussi à décrocher, des rôles importants. Peu à peu, il se rend compte que l’audition qu’il passe présentement est probablement le rôle de sa vie. On voyage à travers les souvenirs du personnage, d’où les éléments de cirque se présentent. »

Question technique

Le coquelicot fait partie intégrante de la pièce. D’abord parce qu’il fait référence à un tableau de Monet qui s’appelle Les Coquelicots, un tableau qui représente une femme et son enfant. Un parallèle avec Raymond Lemieur et sa mère.

Bien que l’histoire raconte l’échec artistique d’un acteur, le metteur en scène s’est inspiré de sa propre vie dans le processus de création. Il soutient que, « comme dans n’importe quel roman ou pièce de théâtre, on y retrouve une petite nuance de tout, des aventures qui me sont arrivées, à l’intégration d’éléments qui représentent des gens de mon entourage ».Rémy Girard était parfait pour le rôle principal selon Soldevila, dû à sa riche carrière. L’auteur a tenté d’aller chercher une autre partie de l’acteur, sans le mettre sur un piédestal, en misant sur la partie d’acteur raté qui cherche absolument à décrocher le bon rôle et lancer sa carrière.« Pour ce qui est de Pascale Montpetit, elle m’a été présentée, et s’est imposée d’elle-même. Ça nous prenait quelqu’un qui a de la poigne pour bien jouer le rôle de Mme B. Le courant est passé entre nous dès la première rencontre, et bingo, on avait notre distribution avec les acrobates des 7 doigts de la main. Ça n’a pas été un défi facile, mais l’équipe possède une belle synergie et un désir de faire avancer le projet », a-t-il commenté.Le murmure du coquelicot est l’occasion idéale, autant pour les amateurs de cirque que de théâtre, de voir un spectacle original qui ouvrira probablement les horizons de plus d’un. La pièce est présentée le 30 novembre au Centre des arts Juliette-Lassonde à 20 h. Pour l’achat de billets, communiquez au 450 778-3388.

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