5 avril 2012
Quand le cyclisme devient un mode de vie
Par: Maxime Desroches
Denis Blais est revenu revitalisé d'un récent périple à vélo sur la péninsule du Yucatan, au Sud du Mexique.

Denis Blais est revenu revitalisé d'un récent périple à vélo sur la péninsule du Yucatan, au Sud du Mexique.

Denis Blais avait une quarantaine d’années lorsqu’il a décidé de s’adonner au cyclisme sur une base régulière. Maintenant âgé de 62 ans, l’enseignant de français à la retraite estime que cette activité a été une véritable révélation pour lui, d’autant plus que celle-ci l’a amené à visiter l’Europe, le Mexique et le Sud-Ouest des États-Unis depuis 2004.

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Tout juste revenu d’un périple dans le Sud du Mexique, où il a longé la péninsule du Yucatan pendant près de deux mois, Denis Blais fait le récit de ses 2 400 km de vélo au pays des Mayas avec émerveillement. Ceux-ci l’ont conduit, notamment, à Cancun, et à Isla Mujeres, « une île paradisiaque avec une eau turquoise comme on en voit rarement ». Perpétuellement habité par le goût de partir à l’aventure, le Maskoutain d’adoption admet songer, déjà, à sa prochaine destination.

Le coup de foudre

« Il y a une vingtaine d’années, une collègue de travail m’avait encouragé à me rendre au travail à vélo. Je n’avais jamais réellement été du type sportif, mais j’en ai fait l’essai. Ce fut un réel coup de foudre. J’ai rapidement délaissé ma voiture, jusqu’au point où j’ai décidé quelques années plus tard de m’en départir. Désormais, presque tous mes déplacements se font à vélo », raconte celui qui a vécu 38 ans à Winnipeg, au Manitoba, avant de faire un retour en sol montérégien en 2011 pour s’installer à Saint-Hyacinthe.

Lors de son départ pour le Mexique, en janvier, c’est derrière son guidon que Denis Blais s’est rendu à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau, à Dorval! « On m’avait offert de m’y conduire en voiture, mais je préfère mon indépendance. »

Une soif de voyager

Ce n’est que quelques années plus tard que M. Blais a eu l’idée de combiner sa passion pour le cyclisme à sa soif de voyager. Il a successivement parcouru les plus belles pistes cyclables de la France, la Belgique, la Suisse, l’Espagne et le Portugal.

Depuis l’année de sa retraite, en 2004 — il enseignait un cours d’immersion française dans une école de Winnipeg depuis plus de 20 ans —, il a pédalé, selon ses estimations, autour de 11 000 km annuellement, soit tout près de 1 000 km par mois.« À mon sens, rien n’égale le sentiment de liberté totale qui m’habite lorsque je suis seul sur mon vélo, en campagne, à observer les fabuleux paysages que la nature a à offrir. Parfois, je me demande comment j’ai fait pour m’en passer pendant toutes ces années! », lance celui qui, à 24 ans, possédait déjà l’esprit aventurier, ayant pris son courage à deux mains pour s’établir dans les Prairies sans la moindre connaissance de l’anglais.Denis Blais dit préférer pédaler seul, mais apprécie néanmoins les rencontres inopinées qu’on y fait, souvent avec des gens de cultures différentes.« J’aime discuter avec les autres cyclistes et en apprendre sur leur parcours. C’est une facette du vélo que je trouve fascinante. D’ailleurs, la plupart des prochaines destinations figurant sur ma liste sont des endroits qui m’ont été recommandés par des étrangers rencontrés ici et là durant mes voyages », souligne-t-il.Justement, quelle est la prochaine destination au programme pour Denis Blais? « Puisque j’ai passé une grande partie de ma vie dans l’Ouest canadien, j’ai l’impression de ne pas en connaître assez au sujet de l’Est du continent. C’est pourquoi Boston et Washington D.C. figurent parmi les options qui m’intéressent. Oui, l’aller-retour, c’est beaucoup de millage (près de 2 000 km dans le cas de Washington), mais j’en ai vu d’autres. Il s’agit d’y aller au jour le jour! »

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