17 mai 2012
Les héros du jeudi
Quand le golf fait grandir
Par: Maxime Desroches

Valérie Tanguay n’avait que 6 ans lorsque son père Daniel l’a inscrite à l’activité Ini-Golf du Club La Providence. À 11 ans seulement, elle participait à son premier tournoi lors des Jeux du Québec de 2007. Cinq ans plus tard, la Maskoutaine est maintenant membre de l’équipe provinciale junior et s’est élevée au rang des meilleures golfeuses québécoises de son groupe d’âge.

La mère de Valérie, Esthel Tessier, raconte que c’est lors de ces Jeux du Québec, en 2007, à Sept-Iles, que l’esprit compétitif de la jeune golfeuse est ressorti pour la première fois.

« Un employé du golf La Providence avait suggéré à Valérie de se présenter aux qualifications. Elle n’avait pas réussi à se faire une place sur l’équipe Richelieu-Yamaska, puisque la plupart des autres golfeuses avaient entre 14 et 16 ans. Sauf qu’une des filles s’était retirée à la dernière minute, et elle y était allée finalement », se rappelle-t-elle.« Je pense qu’elle avait joué autour de 118 lors de sa première ronde, mais elle avait tellement apprécié l’expérience, même si elle s’était mesurée à des rivales de quatre à cinq ans plus vieilles qu’elle. Depuis ce temps, on voit d’une année à l’autre le progrès dans son jeu. »« C’est à ce moment que j’ai vraiment pris le goût pour le golf », confirme la jeune Maskoutaine. J’aime ce sport car il permet le dépassement de soi. Sur le parcours, c’est une bataille entre toi-même et le parcours. C’est ce qui le rend si unique et qu’on se lève tôt le matin pour frapper des balles, améliorer notre jeu court et pratiquer nos coups roulés. »

La prochaine étape

Depuis le début de l’année scolaire, l’étudiante de cinquième secondaire s’entraîne tous les jours de la semaine sous la férule du réputé enseignant Fred Colgan, dans le cadre du programme de sport-étude de l’Académie Saint-Louis, à Québec, elle qui a passé les quatre années précédentes au Collège Saint-Maurice.

« J’étais prête à passer à l’étape suivante dans ma carrière. À l’Académie Saint-Louis, on a une équipe complète derrière nous pour améliorer chaque facette de notre jeu. On a même un psychologue sportif (le docteur Pierre Beauchamp) à notre disposition et une équipe médicale complète spécialisée dans le golf.La golfeuse de 16 ans a tôt fait de constater la nécessité d’être forte mentalement afin de se relever d’un mauvais coup ou d’une mauvaise ronde. À cet égard, le docteur Beauchamp fait des merveilles avec ses étudiants, estime Valérie Tanguay.« Ses conseils m’ont rendue plus calme et en contrôle de mes émotions sur le terrain. J’ai appris un paquet de trucs comme des techniques de respiration. Ça paraît simple, mais c’est essentiel pour rester concentrée sur le coup à venir », souligne-t-elle.Tout juste revenue d’un périple de deux mois aux États-Unis avec l’AGFC, durant lequel elle a pu travailler sur des aspects techniques, disputer plusieurs rondes d’entraînement et participer à quelques tournois, Valérie se prépare maintenant pour la période la plus achalandée de l’année.« Les prochains mois vont être bien remplis. Le calendrier des tournois provinciaux et nationaux commence bientôt. Je dois aussi consacrer du temps à mes études, surtout que cette année, je dois faire les examens du Ministère », explique celle qui a reçu des cours d’un tuteur afin de demeurer à jour dans la matière scolaire durant son séjour en sol américain.Admiratrice de la talentueuse Michelle Wie et de la Québécoise Maude-Aimée Leblanc, Valérie vise à moyen terme une place au sein de l’équipe nationale de développement et une opportunité de poursuivre sa progression dans les rangs collégiaux américains (NCAA).« Pour cela, il faudra que mes résultats en tournois tout au long de l’été attirent l’attention des recruteurs, conclut la jeune athlète dont le meilleur pointage en carrière a été de -2 (70 sur un parcours de normale 72) à deux reprises.

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