4 janvier 2018
entre les lignes
Quand le verglas devient une bénédiction du ciel
Par: Le Courrier

Àla question : que faisiez-vous le 4 janvier 1998? Tous les Maskoutains le savent très bien, ils se préparaient à vivre l’enfer. Le maudit verglas.

Cette célèbre crise date déjà de 20 ans et c’est comme si elle s’était déroulée hier, tellement son souvenir est imprégné profondément dans notre mémoire personnelle et collective.
Difficile de faire autrement, car chaque mois de janvier, à des anniversaires significatifs par bond de 5 ans, les médias en reparlent en long et en large.
Il faut dire que janvier a toujours été une période creuse au niveau des nouvelles dans les salles de rédaction, donc ressasser les vieux souvenirs du verglas est une bénédiction du ciel, contrairement au verglas de janvier 1998.
Au COURRIER, nous l’avions fait pour souligner les 10 ans en 2008 et nous revenons à la charge en 2018, noces de porcelaine obligent.
On vous promet de ne pas insister à nouveau dans cinq ans ni dans 10. Prochain retour sur la crise du verglas dans 30 ans, pour souligner ses 50 ans, pour ceux qui y seront encore et qui pourront témoigner de leurs mauvais et de leurs beaux souvenirs.
Pour ma part, mon plus beau souvenir du verglas vient justement d’avoir 20 ans, plus précisément le 29 décembre.
Ma belle Claudie est ce que l’on peut appeler une enfant du verglas, née à peine une semaine avant le début de la fin du monde. Disons que ce n’était pas évident d’être nouveaux parents sinistrés et de s’occuper d’une si petite puce dans ces conditions. Et elle n’a pas conservé de séquelles de cette aventure et moi non plus.
Déterminée comme pas une, elle a toujours été une battante.
Le verglas et la dyslexie n’ont jamais eu raison d’elle, bien au contraire. C’est maintenant une magnifique jeune femme, une infirmière auxiliaire qui croque dans la vie et qui a un don naturel pour ensoleiller la vie des autres.
Son rire aussi est une vraie bénédiction du ciel, contrairement au verglas.

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