25 mai 2017
Lexus NX F-Sport 2017
Quand tout va bien
Par: Marc Bouchard
Photo Marc Bouchard

Photo Marc Bouchard

Il est vrai que le design de Lexus ne laisse plus personne indifférent. La calandre en sablier, les blocs optiques aplatis, la silhouette profilée et les angles acérés de certaines portions de la carrosserie ne sont pas nécessairement l’objet de toutes les admirations.

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Pas plus que l’intérieur de la voiture, doté de son système multimédia qui se dirige à l’aide d’une manette qui s’approche davantage d’une souris d’ordinateur que de la manette traditionnelle de gestion multimédia. On a heureusement abandonné celle qui se dotait d’un levier pour un simple écran tactile, mais le principe demeure le même… Et toujours assez insatisfaisant à conduire en raison de l’attention que l’on doit lui porter pour le contrôler efficacement.

Mais, il faut bien l’avouer, le Lexus NX est loin d’être imparfait : sa conduite est agréable, douce et sophistiquée et le confort est sans conteste une des forces de ce petit véhicule.

Car petit, il l’est. Le Lexus NX est en fait le petit frère du RX, le véhicule qui, il y a déjà longtemps, a lancé la mode des multisegments de luxe. Le NX ne fait donc pas exception et se retrouve, à peu de choses près, dans la même veine.

Conduire pour le plaisir

Il est maintenant possible de conduire un véhicule Lexus pour le simple plaisir de la chose. Certaines berlines l’ont abondamment prouvé, pensez ici à la IS ou à GS F, et le petit NX turbo abonde dans le même sens, malgré des prétentions moins intenses, comme il se doit.

L’habitacle est d’abord tourné vers le luxe et le confort. L’assemblage est sans reproche, les matériaux bien pensés et pas du tout désagréables, et l’espace n’a rien d’embarrassant quand on le compare aux rivaux de même catégorie.

Même l’espace de chargement, qui varie de 500 à 1545 litres, se compare avantageusement à ses principaux rivaux que sont le Mercedes-Benz GLA ou le BMW X3. 

Puis, il y a la conduite. La direction du petit Lexus NX est plus directe que l’on ne pourrait l’espérer et la vivacité du moteur turbo est surprenante, malgré une puissance somme toute limitée.

En fait, avec son petit moteur 2,0 litres turbo, ce sont quelque 235 chevaux à 4 800 tr/min pour un couple de 258 livres-pied livrés entre 1 650 et 4 000 tr/min qui s’animent sous le capot lorsqu’on le sollicite. Le tout est propulsé par un rouage intégral réactif, et une boite automatique 6 vitesses bien assez précise.

Simple information, sachez qu’une version hybride du même véhicule est aussi disponible avec ses 194 chevaux et son moteur 2,5 litres.

Une fois lancé, le petit NX est vif et amusant. En conduite dynamique, la direction répond avec un tout léger délai, que la majorité des conducteurs ne ressentiront que rarement dans la vraie vie. Les suspensions font aussi leur travail, offrant sportivité et confort à des niveaux plus que satisfaisants.

Le vrai bémol réside cependant dans la consommation de carburant, qui se traduit par une moyenne de 10,6 litres aux 100 kilomètres selon mon ordinateur de bord. Une statistique un peu élevée quand on la compare aux compétiteurs, et à la moyenne du segment.

En résumé

Le Lexus NX est un bon véhicule, un multisegment capable et efficace, brillant et avec un look distinctif. Ceci étant dit… il demeure un choix de compromis. Car au-delà de la seule apparence, le Lexus NX délivre une somme de performance intéressante bien que sans relief.

En fait, le Lexus NX fait tout ce qu’il doit faire de belle façon, mais pas vraiment de façon assez différente pour se distinguer. Il demeure un choix de fiabilité remarquable, mais demeure assez timide dans l’affirmation de sa personnalité.

Quand même, je l’admets, il y a bien le look qui diffère et qui attire l’attention…

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