5 avril 2018
À livres ouverts
Quatorze livres vivants à emprunter à la bibliothèque T.-A.-St-Germain
Par: Olivier Dénommée
Éloïse Beaulé, porte-parole d’À livres ouverts à Saint-Hyacinthe et elle-même livre vivant, est entourée de deux autres livres vivants, Stéphanie Coutu et Luc Boudreau, qui partageront leur vécu par rapport à la santé mentale les 6 et 7 avril. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Éloïse Beaulé, porte-parole d’À livres ouverts à Saint-Hyacinthe et elle-même livre vivant, est entourée de deux autres livres vivants, Stéphanie Coutu et Luc Boudreau, qui partageront leur vécu par rapport à la santé mentale les 6 et 7 avril. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Après une première édition réussie en 2017, l’événement panquébécois À livres ouverts est de retour cette année : une trentaine d’activités sont prévues aux quatre coins de la province pour parler de santé mentale, incluant deux journées de rencontres avec des « livres vivants » les 6 et 7 avril à la bibliothèque T.-A.-St-Germain de Saint-Hyacinthe.

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Pour une deuxième année, Éloïse Beaulé, blogueuse derrière Famille TDAH, a accepté d’être porte-parole pour l’activité maskoutaine. « J’ai adoré l’expérience l’année dernière, à la fois comme porte-parole et comme livre vivant : j’ai trouvé que ça s’est passé en un claquement de doigts alors je n’ai pas hésité à renouveler l’expérience », a confié cette mère de trois enfants, dont deux ont reçu des diagnostics de TDAH.

Louer un livre

« À livres ouverts, c’est comme aller à la bibliothèque, mais au lieu d’emprunter un livre, on emprunte une personne », résume la coordonnatrice du Trait d’union montérégien, Sylvie Tétreault. L’emprunt ne se fait pas au hasard : un catalogue présentant le parcours unique de chacun des 14 livres vivants participants permettra de choisir celui dont on souhaite en savoir plus. Afin de permettre à un maximum de gens de profiter de l’expérience des livres vivants, les rencontres sont limitées à 15 minutes.

« Les livres témoignent de leur vécu, de leur parcours, parfois de leurs erreurs, souligne Mme Tétreault. L’an dernier, la plupart des gens ont tellement apprécié l’expérience avec leur premier livre vivant qu’ils n’ont pas pu s’empêcher d’en emprunter un autre! » L’organisation espère qu’ il en sera de même les 6 et 7 avril.

Des chapitres

Éloïse Beaulé s’est réjouie de voir que l’activité s’étendait sur deux journées plutôt qu’une seule en 2018. « C’est un beau projet, où on propose de parler de différents chapitres de notre vie. » Les « chapitres » en question permettent aux visiteurs de cibler les facettes dont ils désirent entendre parler. Dans le cas de la porte-parole, elle compte en proposer 5 ou 6.

Mme Beaulé avait eu l’occasion de partager son expérience avec une dizaine de personnes en 2017 et n’en a tiré que du positif. Elle croit qu’il en est de même pour ceux qui ont écouté son histoire. « Quand tu apprends quelque chose, tu progresses. Le TDAH est encore très stigmatisé et beaucoup de parents et de grands-parents inquiets m’ont posé des questions », se souvient-elle. Elle invite les Maskoutains à venir « s’imbiber » d’histoires aussi touchantes qu’authentiques en lien avec la santé mentale dans le cadre de cette activité.

À livres ouverts promet des rencontres enrichissantes le vendredi 6 avril de 17 h à 20 h 30 et le samedi 7 avril de 10 h à 16 h 30 à la bibliothèque T.-A.-St-Germain. C’est aussi une belle occasion pour en savoir plus sur l’offre de services en santé mentale dans la région maskoutaine. 

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