30 mai 2013
Cité de la biotechnologie
Quatre millions $ de plus en cautionnement
Par: Le Courrier
Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier et le directeur général de la Ville, Louis Bilodeau, ont apporté des précisions sur les orientations de la Ville à l'égard de la Cité de la biotechnologie.

Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier et le directeur général de la Ville, Louis Bilodeau, ont apporté des précisions sur les orientations de la Ville à l'égard de la Cité de la biotechnologie.

Bénéficiant du soutien indéfectible de la Ville de Saint-Hyacinthe dans ses activités, la Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale pourra profiter d’un nouveau cautionnement municipal de 4 millions $ pour un autre projet de condo industriel.

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Ce cautionnement garantira le remboursement d’un emprunt du même montant que la Cité va contracter auprès de la Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe, son créancier hypothécaire. Ces 4 millions $ seront investis dans la construction d’une usine au 2990, avenue José-Maria-Rosell. Elle sera éventuellement occupée par un fabricant québécois de produits pharmaceutiques, Zenith Lab (voir texte en page… ).

Voilà qui porte à 23 517 855 $ le montant total des cautionnements consentis par la Ville pour des investissements réalisés par la Cité depuis 2007, toujours en lien avec la construction de bâtiments industriels à louer. Des cautionnements ont déjà été autorisés pour sept emprunts dont le solde à la fin de 2012 s’élevait à 9 517 855 $, de même que pour le projet du Centre de développement pharmaceutique (emprunt de 10 millions $). « Ces projets n’auraient probablement pas vu le jour sans le cautionnement de la Ville », a soutenu le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier, au cours de la conférence de presse qu’il a donnée avec le directeur général, Louis Bilodeau, sur la question des cautionnements. Ils tenaient à apporter des précisions sur les orientations de la Ville face aux projets de la Cité. Ils ont expliqué que la municipalité se devait d’agir « tel un levier » pour que des projets puissent se réaliser.« La Ville intervient, mais ça génère des revenus en taxes », a signalé Louis Bilodeau. Il a mentionné que les taxes rattachées aux immeubles de la Cité avaient rapporté 153 168 $ en 2012, mais que les recettes provenant de cette source allaient grimper à 497 391 $ en 2014. « Ça signifie qu’à partir de là, les revenus en taxes seront plus élevés que la subvention annuelle de 400 000 $ que la Ville verse à la Cité », a-t-il fait remarquer.Les cautionnements ne sont pas un apport en capital dans les projets de la Cité, mais seulement une garantie en cas de défaut de paiement d’un locataire industriel. La Ville a évalué son niveau de risque à partir d’expériences récentes. En 2006, après la fermeture des usines CCM et Kimberly Clark, les locaux abandonnés sont demeurés vacants seulement quatre mois dans le premier cas, et durant huit mois dans le second. « Nous avons calculé que s’il y avait défaut de paiement pendant six mois pour l’essentiel des entreprises de la Cité (il en existe une trentaine), la perte serait de 1,5 million $ », a indiqué M. Bilodeau.Pour parer à toute éventualité, la Ville a constitué une réserve de 1 million $ à laquelle elle ajoutera 250 000 $ en 2013 et autant en 2014, de sorte qu’elle atteindra 1,5 million $ l’an prochain. « Mais depuis qu’on cautionne les projets de la Cité, on n’a pas mis un cent de plus que ce qu’on lui verse en subvention », souligne le maire Bernier.Le nouveau cautionnement de 4 millions $ est couvert par le règlement fixant le montant engagé en 2013 en application de la Loi sur les immeubles industriels municipaux.En fait, ce montant s’élève à 8 698 777 $ parce que le règlement couvre aussi le renouvellement des cautionnements pour trois prêts qui se chiffrent au total à 4 698 777 $. Comme le montant du règlement représente un peu plus de 1 % des dépenses prévues au budget 2013 de Saint-Hyacinthe (86 750 000 $), il doit être soumis à l’approbation des électeurs. Ultimement, pour entrer en vigueur, ce règlement de cautionnement devra être approuvé par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Organisation du territoire.

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