4 octobre 2018
Parti libéral du Québec
Quatrième, Annie Pelletier reste fière
Par: Rémi Léonard
Annie Pelletier a tenu à remercier ses collaborateurs ainsi que tous les citoyens de la circonscription qui ont exercé leur droit de vote le 1er octobre. Photo Martin Lacasse | Le Courrier ©

Annie Pelletier a tenu à remercier ses collaborateurs ainsi que tous les citoyens de la circonscription qui ont exercé leur droit de vote le 1er octobre. Photo Martin Lacasse | Le Courrier ©

La défection des électeurs québécois à l’égard des libéraux n’a pas épargné Saint-Hyacinthe, où la candidate Annie Pelletier a terminé la course derrière ses trois principaux rivaux, n’obtenant que 14,1 % des votes.

Jamais le parti d’Honoré Mercier n’avait atteint une proportion si basse des voix exprimées dans notre circonscription depuis sa fondation. Lundi soir, Mme Pelletier a reconnu d’emblée avoir été happée par un mouvement plus fort qu’elle. « C’est une vague et je l’accepte. […] Ce n’est pas une défaite personnelle. J’ai vécu avec mon équipe de beaux moments », a-t-elle commenté alors que les résultats confirmaient la nette victoire de la députée sortante.

Au terme du décompte, Mme Pelletier aura obtenu l’appui de 5 758 électeurs. Mis à mal par une forte adhésion à la CAQ et par la montée de Québec solidaire, les appuis du Parti libéral ont fondu de moitié à Saint-Hyacinthe depuis les dernières élections générales. En 2014, la candidate libérale Louise Arpin avait recueilli 11 701 votes.

Certainement en deçà de ses attentes, cette quatrième place n’a pas semblé démoraliser pour autant Annie Pelletier. « J’ai le sentiment du devoir accompli. […] J’ai fait une belle campagne, j’ai été honnête. Je suis une fille joviale qui garde encore le sourire », a-t-elle réagi, félicitant au passage Chantal Soucy pour sa victoire. Quant à savoir quel message ont envoyé les électeurs avec cette « vague » caquiste, elle a répondu qu’on « le verra dans quatre ans ».

Chose certaine, la défaite de Mme Pelletier signifie aussi son retour à la politique municipale, elle qui avait pris congé des séances publiques et plénières durant la campagne. « Je recommence dès lundi », a-t-elle affirmé.

Après avoir vécu cette première expérience en politique provinciale, referait-elle les choses différemment si elle en avait l’occasion? « Non. Il y a des points à améliorer, mais [en ce qui concerne] ma campagne, je referais la même chose », a-t-elle commenté. « C’est une merveilleuse expérience que peu de gens vivent dans leur vie », a-t-elle ajouté.

La candidate libérale a aussi tenu à faire écho aux propos de notre éditorialiste, qui appelait la semaine dernière les élus municipaux à se distinguer dans leur rôle avant d’aspirer à un autre palier de gouvernement. « N’est pas Brigitte Sansoucy qui veut », résumait-il.

« Je ne serai jamais Brigitte Sansoucy, je suis Annie Pelletier qui vit à Saint-Hyacinthe. Je ne me présentais pas au fédéral, je me présentais au provincial. Je suis fière de m’appeler Annie Pelletier », a-t-elle rétorqué.

Avec un score tout juste sous la barre des 15 %, la candidate libérale se retrouve dans une position où ses dépenses électorales ne pourront pas être remboursées à 50 % par le Directeur général des élections du Québec. 

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