6 août 2020
Plusieurs incendies au centre-ville de Saint-Hyacinthe
Quelques sinistrés et des commerces fermés
Par: Maxime Prévost Durand

Le restaurant Panelo est fermé à la suite d’un incendie qui a touché son immeuble vendredi dernier et qui a également fait huit personnes sinistrées. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les flammes ont causé des dommages importants à cet immeuble datant de 1880, situé sur l’avenue Sainte-Anne, à la suite d’un incendie dans la nuit de mardi à mercredi. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Deux incendies importants dans des immeubles à vocation commerciale et résidentielle ont occupé les pompiers dans les derniers jours au centre-ville de Saint-Hyacinthe, en plus d’un autre incendie plus mineur dans un duplex, entraînant quelques sinistrés à la rue et la fermeture des certains commerces.

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Un premier incendie s’est déclaré un peu après midi, le 31 juillet, dans le bâtiment abritant le restaurant portugais Panelo, sur l’avenue Bourdages Nord, tout juste à la sortie du pont Barsalou. Même si peu de flammes étaient apparentes de l’extérieur, le feu a causé des dommages importants, a indiqué la directrice des communications à la Ville de Saint-Hyacinthe, Brigitte Massé.

« Les pompiers voyaient la fumée dans l’immeuble, mais la source du feu était difficile à identifier puisqu’il s’est propagé par les murs », a-t-elle expliqué, en précisant qu’il s’agirait d’un incendie de nature électrique.

Pas moins de 36 pompiers ont été déployés pour maîtriser l’incendie. En plus des équipes de Saint-Hyacinthe, des pompiers de Saint-Pie ont été appelés en renfort.

Les dégâts ont forcé huit sinistrés à laisser derrière eux leur logement. Quant au restaurant Panelo, la direction a fait savoir sur sa page Facebook qu’il devra rester fermé pour une période indéterminée.

Quelques jours plus tard, un autre incendie a causé des dommages importants au 900, avenue Sainte-Anne, une maison plus que centenaire abritant cinq logements à l’étage et quatre locataires commerciaux au rez-de-chaussée.

Le feu, qui serait d’origine accidentelle, s’est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi, un peu avant 2 h. Les flammes ont été maîtrisées vers 4 h 30. Encore une fois, pas moins de 35 pompiers ont été appelés à combattre l’incendie. Une enquête était en cours mercredi pour déterminer plus précisément la cause de l’incendie.

Les locataires ont été pris en charge par leur famille ou la Croix-Rouge, a souligné Mme Massé. Deux des cinq logements ont été plus durement touchés, tandis que les autres ont subi des dommages qui seraient plus mineurs.

On retrouvait au rez-de-chaussée de l’immeuble des bureaux de l’AFÉAS Richelieu-Yamaska, d’une psychologue et d’un tatoueur, en plus d’un salon de beauté.

Un autre incendie, plus mineur, a fait un sinistré au cours de la fin de semaine, dans un duplex de la rue Saint-Amand. Un appel a été logé auprès du Service de sécurité incendie de Saint-Hyacinthe à 6 h 23 le 1er août. Les pompiers ont rapidement maîtrisé les flammes. Dans ce cas-ci, la cause demeure inconnue et l’enquête a été transférée à la Sûreté du Québec.

Avec autant de sinistrés en peu de temps et le peu de logements disponibles à Saint-Hyacinthe, l’enjeu de la relocalisation devient un défi de taille pour les autorités municipales. Cette situation avait déjà été mise en lumière il y a quelques semaines à la suite de l’incendie d’un immeuble de l’avenue Saint-François, qui avait jeté à la rue 25 personnes.

La complexité de relocalisation s’additionne au fait que l’on vient tout juste de passer le 1er juillet et que les logements libres, déjà peu nombreux, ont pour la plupart été loués. « C’est sûr que c’est un défi pour notre équipe du Service des loisirs, qui prend en charge les sinistrés et les aide à se relocaliser. Elle travaille très fort et la plupart des sinistrés ont déjà trouvé un endroit où habiter », a affirmé Mme Massé.

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