22 novembre 2012
Projet d'aréna privé
Questions et réponses le 18 décembre
Par: Le Courrier

Pressé de questions sur l’arrivée du secteur privé dans le dossier des arénas à Saint-Hyacinthe, le conseil municipal a finalement convenu de tenir une séance d’information publique sur le projet des trois glaces de la firme Syscomax.

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Elle aura lieu à la salle Desjardins du Centre des arts Juliette-Lassonde le 18 décembre à 19 h, a annoncé le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier, à la séance du conseil de lundi soir.

« Tout le monde est invité et le promoteur sera aussi sur place. Toutes les informations seront mises sur la table », a promis M. Bernier. Il a précisé que si le conseil donnait par la suite son aval au projet, la résolution devant sceller l’entente avec Syscomax serait adoptée en janvier. À la séance du 5 novembre, il avait plutôt laissé entendre que la décision dans ce dossier serait prise en décembre.M. Bernier a expliqué que la Ville, dans son désir de se doter d’une quatrième glace, était en réflexion depuis plus de trois ans et qu’au moins quatre possibilités avaient été soulevées, dont deux projets privés : l’un au complexe M (Groupe Robin), un autre comportant deux glaces dans le secteur de la rue Pinard, à Saint-Thomas-d’Aquin (Groupe Leblanc). La Ville, a-t-il dit, a aussi considéré la possibilité d’un partenariat avec la Commission scolaire à l’École professionnelle, ou encore avec la Société d’agriculture sur le terrain de l’Exposition agricole.

Ailleurs

M. Bernier a précisé qu’à la demande du conseil municipal, le Service des loisirs avait aussi jeté un oeil sur les plus récents projets d’aréna au Québec et sur ce qu’ils ont coûté. « À Stanstead, c’est 8 millions $, à Saint-Jean, c’est 7,2 millions $ et à Victoriaville, 7,4 millions $ », a indiqué le maire.

Mentionnons qu’à Stanstead, l’aréna Pat-Burns comporte 350 sièges et que pour sa construction, la municipalité a touché une aide totale de 5,36 millions $ des deux gouvernements. À Saint-Jean-sur-Richelieu, la nouvelle glace, qui est jumelée à l’aréna actuel, a été construite par La Corporation de l’aréna Marcel-Larocque, qui est un organisme sans but lucratif (OSBL). À Victoriaville, c’est aussi un OSBL qui gèrera le nouvel aréna que construit un groupe de gens d’affaires et dont l’ouverture est prévue en décembre. En plus de la patinoire, le bâtiment abritera quatre courts de tennis et des gradins à l’étage.À Saint-Hyacinthe, c’est un aréna doté de trois glaces dont Syscomax propose la construction au coût de 15 millions $, un complexe sur lequel le groupe garderait la mainmise durant 60 ans. La Ville lui verserait quelque 900 000 $ en location de glaces par année. Ce bâtiment remplacerait le Pavillon de la Jeunesse, l’un des trois arénas municipaux existants, de même que le Centre culturel, le bâtiment voisin sur le site de l’Exposition. Quant au stade C.-A.-Gauvin, il serait réaménagé pour répondre au besoin des clubs de gymnastique, d’haltérophilie, de judo et de boxe.Selon le maire Bernier, la Ville, sans le privé, devrait investir près de 20 millions $ pour combler tous les besoins au plan sportif, ce qui inclut la construction d’une quatrième glace de 8 millions $. « Les gens du conseil savent compter, et ils sont assistés d’un directeur général et d’un directeur des finances compétents (…). Je ne pense pas que ce qui s’est fait dans le passé soit de l’improvisation », a-t-il déclaré.

Rapport

Il a rappelé qu’après réception de l’offre de Syscomax, un comité spécial s’était rendu à Chambly le 27 septembre pour visiter le complexe de trois glaces que ce groupe y a construit et que par la suite, le 29 octobre, le service des Loisirs avait transmis au conseil un dossier qu’il a qualifié de « très étoffé ».

Jean-François Daoust, ce citoyen qui a lancé une pétition en ligne contre le projet d’aréna privé, a bien tenté de convaincre les élus de lui remettre une copie du rapport en question, mais ses efforts sont restés vains. Il voulait obtenir des données précises pour être en mesure de se préparer pour la séance d’information du 18 décembre. « C’est quoi la logique de tout ça? Moi, je ne comprends pas », a-t-il lancé.La conseillère Brigitte Sansoucy lui a alors mentionné que le rapport du service des Loisirs n’était pas aussi complet qu’il semblait le croire. « Il y a tout lieu qu’il soit bonifié. C’est un dossier qui manque encore d’information », a-t-elle soutenu.Il a finalement été convenu qu’au début de janvier, Jean-François Daoust pourrait communiquer au conseil son propre rapport sur le dossier des arénas, et cela à la lumière des renseignements qu’il aura obtenus le 18 décembre. En date de lundi, sa pétition comportait 254 signatures.

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