24 septembre 2015
Qui dit vrai?
Par: Pierre Bornais

Avec la multiplication des réseaux de communication et la rapidité de diffusion des nouvelles, nous sommes soumis à un véritable bombardement quotidien ­d’informations. Mais comment distinguer entre ce qui est vrai, par le fait même important, et ce qui est anecdotique?

Il ne se passe pas une journée sans ­apprendre qu’une autre maille de notre tissu social vient de céder, livrant à eux-mêmes des centaines de personnes. Sans oublier les innombrables cas d’individus complètement largués par notre société.

Il y a ceux qui se disent qu’on ne peut pas faire autrement, compte tenu de la situation économique, et que la société ne peut pas s’occuper de tout le monde.

Comme l’économie passe avant les ­personnes, le salut du plus grand nombre passe par l’austérité et la responsabilisation de chacun.

Mais il y a aussi ceux qui s’interrogent de plus en plus sur cette façon de faire, ­véritable nivellement par le bas, qui contribue à élargir le fossé entre le 1 pour cent et les autres.

Souhaiter que chaque citoyen devienne un actif pour la société en occupant un emploi et en payant ses impôts appartient à la catégorie des voeux pieux.

Et les gouvernements devraient être les premiers à favoriser le travail, non ­seulement en finançant à grands frais les multinationales, mais en aidant le milieu local. Ce qui est à l’opposé de ce qui se passe actuellement puisque la faucheuse, au fédéral comme au provincial, est à l’oeuvre dans pratiquement tous les ­secteurs d’activité.

La justice sociale impose aux dirigeants de la société civile de répartir la richesse. Alors même que la tendance lourde est de favoriser ceux qui ont « plus peur de la fin du monde que de la fin du mois », comme on le dit parfois.

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