28 février 2019
Oeuvre au Centre de congrès
Qui sera l’artiste ?
Par: Maxime Prévost Durand

L’œuvre d’art qui sera intégrée au Centre de congrès, sous le grand escalier de marbre à l’entrée, devrait finalement être installée à l’été. Photo gracieuseté Ville de Saint-Hyacinthe

L’artiste maskoutain Claude Millette, à qui on doit notamment la sculpture en bordure du Centre des arts Juliette-Lassonde, ne sera pas celui qui confectionnera l’œuvre d’art qui doit être intégrée à l’architecture du Centre de congrès de Saint-Hyacinthe, a appris LE COURRIER.

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Le principal intéressé a confirmé qu’il ne fait pas partie des quatre artistes sélectionnés, à cette étape du processus, pour soumettre des maquettes en vue de ce projet, inscrit dans le cadre de la Politique d’art public de la Ville de Saint-Hyacinthe.

Bien que le Centre de congrès soit opérationnel depuis plus d’un an, l’œuvre d’art public qui doit y être installée se fait toujours attendre. L’œuvre désirée portera sur la thématique des orgues Casavant Frères, institution maskoutaine reconnue mondialement, et sera en trois dimensions. Elle prendra place sous le grand escalier de marbre, à l’entrée du Centre de congrès.

Joint par téléphone, M. Millette s’est gardé de commenter la décision du comité de sélection, mais a tenu à saluer la Ville dans sa volonté de rendre plus accessible l’art public grâce à la politique dont elle s’est dotée l’an dernier. « C’est un gain pour le patrimoine maskoutain », mentionne-t-il au bout du fil.

Même s’il est écarté du processus, l’artiste maskoutain n’est pas en reste puisqu’il travaille présentement sur deux projets d’intégration des arts en Outaouais et à Chambly.

Des délais

Initialement projetée pour 2018, l’installation de l’œuvre au Centre de congrès est finalement prévue à l’été 2019, en août plus précisément, selon le devis technique fourni par la Ville.

« Les délais sont liés à la planification et au déploiement du concours à réaliser parallèlement avec plusieurs autres dossiers », a expliqué la directrice des communications de la Ville de Saint-Hyacinthe, Brigitte Massé, dans un échange de courriels avec LE COURRIER.

La prochaine étape du processus sera franchie à la fin avril, alors que les quatre artistes retenus pour soumettre des maquettes présenteront l’œuvre qu’il souhaite réaliser. Selon une liste de critères définis, le comité de sélection choisira ensuite à quel artiste reviendra le mandat de créer son œuvre.

Ce comité est formé de représentants de la Ville (loisirs, urbanisme, conseiller municipal), du centre Expression, du Conseil de la culture, puis d’un artiste professionnel et d’un expert invité.

Pour ce projet d’envergure, un montant de plus de 195 000 $ est prévu par les autorités municipales afin de couvrir les frais d’acquisition de l’œuvre, en plus de tous les autres frais associés au processus de sélection, dont la confection des maquettes par les artistes retenus pour soumissionner.

Pour cette première application de sa Politique d’art public, la Ville a fait appel au Service d’intégration des arts du Québec du ministère de la Culture et des Communications afin d’avoir accès à sa banque de candidatures d’artistes. Le comité de sélection s’est ensuite limité aux artistes provenant de la Montérégie, de l’Estrie et de Montréal, même si la politique permet tant aux artistes locaux que régionaux, nationaux et même internationaux d’être pris en considération. La politique spécifie toutefois qu’un artiste local aura priorité dans le cas de dossiers égaux.

En raison de la nature de l’œuvre, les artistes inscrits au fichier 3-D et disponibles pour créer des œuvres d’art public ont été ciblés dans le processus.

Selon les critères établis par le comité de sélection, au moins un ou une artiste invité(e) à soumissionner devait provenir de la Montérégie. L’identité de l’artiste en question n’a pas été dévoilée à ce stade du processus.

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