10 septembre 2020
Nouvelle représentante des athlètes à la Fédération canadienne d’haltérophilie
Rachel Leblanc-Bazinet veut faire avancer son sport
Par: Maxime Prévost Durand

Rachel Leblanc-Bazinet, haltérophile membre du club La Machine Rouge, a un nouveau rôle important au sein de la Fédération canadienne d’haltérophilie. Photo gracieuseté

L’haltérophile Rachel Leblanc-Bazinet, qui devait vivre cet été son baptême olympique n’eût été le report des Jeux de Tokyo, est devenue récemment la nouvelle représentante des athlètes à la Fédération canadienne d’haltérophilie.

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L’athlète du club La Machine Rouge a été élue pour succéder à la médaillée olympique Marie-Ève Beauchemin-Nadeau, qui a occupé ce rôle dans les dernières années. C’est un vote des athlètes, à la suite du dépôt de sa candidature, qui a mené à sa nomination.

« J’ai déposé mon nom parce que je pense que je peux amener du changement dans la fédération », soutient la jeune femme de 31 ans.

L’une de ses principales volontés est « d’aider à monter un document pour que le système de qualification [pour les grands rendez-vous] soit plus équitable ». Le système actuel privilégie les athlètes plus lourds par rapport à ceux qui compétitionnent dans les classes pour les athlètes plus légers.

Son rôle l’amènera également à faire le pont entre les athlètes et la fédération. « Comme ça fait quelques années que je suis sur l’équipe nationale, les gens me connaissent déjà. J’ai toujours essayé d’être là pour les autres, même avant d’être nommée [comme représentante des athlètes]. Je pense que les athlètes vont être confortables de venir me parler. »

Malgré son horaire chargé, Rachel Leblanc-Bazinet désirait contribuer à l’avancement de son sport. « Je travaille à temps plein, je suis retournée à l’école et il y a l’entraînement en plus. Je ne savais pas trop où je m’en allais avec ça, mais je savais que je voulais m’impliquer. »

Elle souhaite par la même occasion promouvoir encore davantage la discipline, qu’elle trouve géniale. « L’haltérophilie apporte beaucoup, surtout pour un ado, estime-t-elle. C’est bon pour la confiance, surtout dans une période qui peut être assez difficile. En haltérophilie, tu vois qu’en travaillant fort, tu peux accomplir de belles choses. »

Un été bien différent

Cet été devait marquer les premiers Jeux olympiques de Rachel Leblanc-Bazinet. Plutôt que de se trouver à Tokyo, l’athlète de Saint-Bruno-de-Montarville vit un été bien différent de celui qui lui était destiné.

« Aujourd’hui, je serais supposée être à Tokyo », lance-t-elle au bout du fil, avec des émotions mitigées dans la voix, lors d’un entretien téléphonique réalisé le 20 juillet.

« C’est tellement bizarre. C’est vraiment un drôle de minding. Hier, je mangeais de la crème glacée… », laisse-t-elle tomber, témoignant de l’état d’esprit diamétralement opposé à celui qu’elle aurait à l’aube de sa plus grande compétition en carrière.

« Au moins, on s’est fait confirmer qu’il va y avoir les Jeux olympiques l’an prochain, peu importe ce qui arrive. Ça a fait tomber la pression des derniers mois. »

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