18 janvier 2018
Déneigement dans les quartiers
Ras-le-bol à Douville
Par: Rémi Léonard
Le déneigement de l’avenue Castelneau ne semble pas être dans les priorités de la Ville, selon le conseiller André Beauregard, même s’il s’agit d’une artère importante. On la voit ici mardi, trois jours après la dernière tempête. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le déneigement de l’avenue Castelneau ne semble pas être dans les priorités de la Ville, selon le conseiller André Beauregard, même s’il s’agit d’une artère importante. On la voit ici mardi, trois jours après la dernière tempête. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les précipitations de la fin de semaine dernière et le travail de déneigement effectué par la suite ont été la goutte qui a fait déborder le vase dans le quartier Douville. Le conseiller André Beauregard a haussé le ton lundi soir à la séance du conseil municipal pour dénoncer publiquement le service dispensé dans son district.

Relayant l’insatisfaction exprimée par les citoyens, le conseiller Beauregard a déploré que Douville soit « toujours laissé pour compte et déneigé en dernier » après d’importantes chutes de neige. Le problème est loin d’être nouveau, a-t-il indiqué. « Ça fait des années que j’en parle autour de la table, mais je n’ai pas d’écoute de la part de l’administration publique », a-t-il lancé au conseil.
Un citoyen de son quartier avait d’ailleurs mis la table quelques instants plus tôt, pendant la période de questions, en critiquant lui aussi le déneigement des trottoirs. Il s’agissait de Simon Drapeau, l’opposant de M. Beauregard aux dernières élections municipales. Parlant de « trottoirs apocalyptiques » à Saint-Hyacinthe, il s’inquiétait surtout pour les personnes âgées qui doivent marcher dans la rue, faute de trottoirs praticables.
Briser le silence
Prenant en exemple la dernière tempête qui a sévi vendredi et samedi, André Beauregard a soutenu que 80 % des trottoirs de son district n’étaient pas encore déneigés rendu au lundi (le soir du conseil), alors que le ramassage de la neige avait déjà débuté dans les autres districts. « Ce n’est pas normal. Je tenais à le dire publiquement parce que les gens me disent que je ne fais pas ma job. Oui, je la fais, mais je n’ai pas d’écoute », a-t-il exprimé.
Le maire Claude Corbeil n’a pas répondu au conseiller durant la séance, mais a expliqué par la suite au COURRIER que les inondations survenues vendredi (voir autre texte) ont grandement mobilisé les travaux publics, qui ont vécu une fin de semaine particulièrement exigeante avec la neige à déblayer par la suite. « Nos ressources ne sont pas illimitées. Si nos effectifs travaillent toute la nuit, il faut assurer une rotation le lendemain… et là ça s’est étiré sur 36 heures », a-t-il justifié.
En réponse à Simon Drapeau, le directeur général Louis Bilodeau a aussi reconnu que la poudrerie a rendu l’entretien particulièrement difficile et que les travaux publics ont dû « abandonner certains trottoirs » pour se concentrer sur l’ouverture des rues.
Malgré ces explications raisonnables, le conseiller Beauregard juge tout de même que le problème va plus loin. « C’est peut-être parce qu’on est en bout de piste, plus loin du garage municipal, mais il va falloir revoir la planification du déneigement parce qu’on est toujours les grands oubliés à Douville », a-t-il réagi après la séance.

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