20 décembre 2012
Sauvé à l'aide d'un défibrillateur cardiaque
Raymond Cartier pourra célébrer Noël avec sa famille
Par: Maxime Prévost Durand
Raymond Cartier, l'arbitre qui a été victime d'un malaise cardiaque sur la glace du Pavillon de la Jeunesse le 8 décembre, pourra célébrer la fête de Noël avec ses enfants et ses petits-enfants.

Raymond Cartier, l'arbitre qui a été victime d'un malaise cardiaque sur la glace du Pavillon de la Jeunesse le 8 décembre, pourra célébrer la fête de Noël avec ses enfants et ses petits-enfants.

L’arbitre victime d’un malaise cardiaque sur la glace du Pavillon de la Jeunesse le 8 décembre, Raymond Cartier, a obtenu son congé de l’hôpital rapidement. Il est de retour chez lui depuis le 13 décembre.

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Il tenait d’ailleurs à rendre hommage au pompier Louis Dautrey et aux personnes ayant pris soin de lui lors de l’incident. Il salue aussi l’initiative qui a permis l’installation d’un défibrillateur cardiaque à l’aréna.

M. Cartier s’est effrondré face première sur la glace lors d’un match de catégorie bantam. Immédiatement, le pompier en civil Louis Dautrey, spectateur pour l’occasion, est sauté sur la glace avec le défibrillateur pour lui porter secours. En quelques minutes, M. Cartier avait repris conscience.« La liste des remerciements est très longue », soutient un M. Cartier en pleine forme lors d’un entretien avec LE COURRIER. « La personne que je dois remercier au départ est évidemment Louis Dautrey, le pompier qui est venu me secourir avec le défibrillateur. C’est mon ange gardien. En trois minutes, il a pu me ramener à la vie. Si je passe Noël avec ma famille cette année, c’est grâce à lui. Mes petits-enfants lui ont fait une belle carte pour le remercier. »Après divers tests, il a été déterminé qu’une artère bloquée est à l’origine de ce malaise cardiaque. Une opération a été nécessaire pour la débloquer. « Les médecins m’ont dit que j’ai un coeur d’athlète, un coeur jeune et en santé, et que je vais récupérer rapidement. Là n’était pas le problème. Comme je mange bien et que je suis actif, l’une des causes de cette artère bloquée pourrait être le stress. Il est toujours là, on ne s’en rend pas toujours compte, mais j’en ai vu les impacts. »L’homme de 64 ans lève son chapeau à l’endroit du personnel de l’hôpital. « On a beau dire ce qu’on voudra sur le système de santé, lorsqu’on est à l’intérieur, on voit la qualité. Tout le monde te prend en charge. Même les employés à l’entretien ménager prennent des nouvelles et vont vous chercher un verre d’eau si vous en avez besoin. »

Mission : redonner

M. Cartier souhaite maintenant sensibiliser les gens à l’importance des défibrillateurs externes automatisés, comme celui qui lui a sauvé la vie. « Les entreprises qui comptent plusieurs employés devraient se munir d’un défibrillateur, tout comme il devrait y en avoir dans chaque endroit susceptible de rassembler beaucoup de personnes. »

Il songe même à la possibilité de démarrer une fondation pour sensibiliser les gens à l’importance du défibrillateur. « Si j’ai de l’appui et que des gens sont intéressés à m’aider, pourquoi pas. Ce que la vie m’a donné comme cadeau, je suis prêt à le redonner à d’autres et à le partager », conclut celui qui se faisait surnommer « Le Miraculé » à l’hôpital.

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