10 juin 2021
Renard Blanc
RENARD BLANC : BÉRYLLIUM, pour compléter la trilogie
Par: Maxime Prévost Durand

Avec son plus récent EP, Béryllium, Renard Blanc signe la fin d’une trilogie entamée dans la dernière année. Photo Marc-André Dupaul

Dans la dernière année, Renard Blanc s’est donné la mission de faire paraître trois EP sous la forme d’une trilogie explorant la thématique de la mort. Après Combustion et Abysse, voilà que le lien manquant, Béryllium, a été dévoilé à la fin avril.

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Faisant le pont entre ses deux prédécesseurs, ce troisième et dernier EP réunit tous les éléments qui ont animé ce projet, que ce soit les ambiances mystiques de Combustion ou le côté plus brut et rock d’Abysse. Mis bout à bout, ils forment un tout.

« [Béryllium] amène vers Combustion et quitte Abysse, autant musicalement que dans la trame narrative », souligne Vincent Lepage, chanteur et guitariste du groupe maskoutain qui compte également dans ses rangs Alexandre Crépeau (batterie) et Julien Beaulieu (basse et claviers).

Au cœur même de Béryllium, « Vitriol » sert d’élément central pour l’entièreté de cette trilogie. « [Cette chanson] représente bien les trois EP, estime l’auteur-compositeur- interprète. Il y a un truc électronique, spontané et rock, ça bouge et c’est en constant mouvement. Ça représente bien Renard Blanc. »

Approchant déjà la musique sans contraintes, le groupe s’est permis d’aller au bout de sa démarche artistique avec ce projet. « Avec Nuit [deuxième album du groupe paru en 2018, NDLR], on s’est forgé une identité en tant que groupe. Là, je pense qu’avec nos nouveaux EP, on est allés explorer un peu tout ce qu’on voulait essayer. On n’a pas fait de compromis et c’est vers ça qu’on va aller [pour la suite]. Renard Blanc, à la base, c’est un projet où on aime essayer des choses. Ça nous permet de rester créatifs en nous mettant moins de barrières. »

En plus de ne pas se fixer de contraintes musicales, Renard Blanc n’avait pas non plus de contraintes de temps pour créer puisqu’il opère son propre studio, La coulée, qu’il a aménagé l’été dernier dans un local commercial de La Providence, où se trouvait anciennement un salon de quilles.

« On a approché le propriétaire pour y faire un studio. Il nous a mis ça sur le gypse et, ensuite, c’est nous qui avons tiré les joints et posé les panneaux. On est quatre groupes qui se partagent le studio », raconte Vincent Lepage.

« La pandémie nous a permis de profiter à 100 % de notre lieu de création. Des fois, avec les spectacles, il faut mettre le studio sur pause, mais là, on a pu mettre le focus à 100 % là-dessus », poursuit-il.

Son travail des derniers mois a permis au groupe d’être sélectionné parmi les finalistes des prix en arts et culture de la Montérégie, dont le gala a été webdiffusé le mardi 8 juin. Renard Blanc était en lice pour le prix relève La Fabrique culturelle – Culture Montérégie, qui a été remporté par la photographe Kassandra Reynolds.

« C’est un accomplissement en soi d’avoir réussi à faire ça [sortir trois EP] malgré le contexte de pandémie », analyse Vincent Lepage, avec une certaine fierté.

Lancés en version numérique seulement, les trois EP seront réunis en vue d’une sortie physique « à tirage très limité » sur vinyle double. Prévue pour l’automne, cette compilation s’intitulera Entre les limbes et le vide. Une illustration inédite de l’artiste Colin Effray, avec lequel Renard Blanc a travaillé pour créer l’univers visuel des trois EP, sera utilisée pour la version physique.

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