15 septembre 2011
Le Séminaire célèbre 200 ans d’éducation
Rendez-vous avez l’histoire
Par: Le Courrier
De grands personnages du Séminaire participent aux fêtes du bicentenaire grâce à la magie du théâtre. Le chanoine Jean Corbeil rencontre ici l'homme politique Télesphore-Damien Bouchard (1881-1962), Mgr Charles-Philippe Choquette (1856-1947), l'abbé Charles Émile Gadbois (1906-1981), père de la Bonne Chanson, et messire Antoine Girouard (1762-1832), fondateur du Séminaire.

De grands personnages du Séminaire participent aux fêtes du bicentenaire grâce à la magie du théâtre. Le chanoine Jean Corbeil rencontre ici l'homme politique Télesphore-Damien Bouchard (1881-1962), Mgr Charles-Philippe Choquette (1856-1947), l'abbé Charles Émile Gadbois (1906-1981), père de la Bonne Chanson, et messire Antoine Girouard (1762-1832), fondateur du Séminaire.

Le 8 septembre 1811, Antoine Girouard fondait le Séminaire de Saint-Hyacinthe. Deux cents ans plus tard, jour pour jour, le gratin maskoutain avait rendez-vous avec l’histoire devant la vénérable institution pour témoigner du passé, célébrer le présent et se tourner vers l’avenir.

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Réfection de la grande fontaine offerte par les anciens, plantation du chêne du bicentenaire à quelques jets de pierre du chêne du centenaire toujours debout, dévoilement d’un monument du sculpteur maskoutain Claude Millette en l’honneur de l’abbé Michael McGivney et lancement d’un grand livre d’histoire : rien n’était trop grand ni trop beau pour souligner ce jour d’anniversaire.

La célébration réunissait en outre des étudiants du Séminaire de toutes les générations, du prêtre Louis-Denis Lavoie, doyen des diplômés, à Roseline Morissette, présidente de la promotion 2007-2012 qui termine bientôt sa formation secondaire.Devant une foule de tout acabit, le chanoine Jean Corbeil, supérieur du Séminaire, a proclamé l’ouverture des fêtes, dont les activités se poursuivront jusqu’à Noël. Il a rappelé comment les anciens du Séminaire avaient marqué de façon glorieuse l’histoire de Saint-Hyacinthe, du Québec, du Canada et des États-Unis, en plus de s’illustrer outre-mer par leur engagement et leur excellence.Dès les premières minutes de la cérémonie, animée par l’avocat Jacques Sylvestre Jr, une gerbe de fleurs a été déposée au pied du monument à la mémoire de messire Antoine-Girouard. Puis, la foule s’est dirigée vers le nouveau chêne, jeune et frêle, qui a été planté et béni. L’arbre, qui peut vivre 500 ans, est un cadeau du paysagiste Jean-Pierre Rodier, un ancien étudiant.Le chêne s’est d’ailleurs avéré l’analogie tout indiquée pour célébrer 200 ans d’histoire, les uns faisant référence à sa solidité et à sa force comme à celles du Séminaire, les autres y retrouvant les racines profondes qui alimentent chaque année de nouvelles feuilles, toutes différentes, mais transportant chaque fois la même essence et la même fierté.Puis, les Chevaliers de Colomb et le sculpteur Claude Millette ont dévoilé une oeuvre érigée à la mémoire de l’abbé Michael McGivney, fondateur du mouvement des Chevaliers de Colomb et ancien du Séminaire. Faite de granit et d’acier inoxydable, l’oeuvre fait écho au passage que chaque adolescent vit au Séminaire jusqu’au début de sa vie adulte. Après avoir procédé à la réouverture de la fontaine datant de 1878, qui a été restaurée cet été, et au vernissage d’une exposition du Centre d’histoire, dans le corridor menant à la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue, la foule s’est réunie dans la cour intérieure du Séminaire pour le lancement d’un grand livre d’histoire. Le travail de longue haleine de l’auteure et historienne Diane Leblanc a permis d’étoffer les 200 ans d’éducation au Séminaire. En le feuilletant, le lecteur s’apercevra notamment que l’histoire est une grande roue qui tourne, a signalé Mme Leblanc. Ainsi, les anciens des années 1900 se préoccupaient d’une grande crise économique qui forçait la fermeture de dizaines de banques et les maîtres de classe attribuaient l’esprit dissipé de leurs étudiants à « la faiblesse des parents qui cèdent à leurs moindres caprices »!Pour la guider dans son travail, Mme Leblanc s’est inspirée de cette citation du chanoine Léon Pratte qui résumait en 1921 l’essence même que le Séminaire souhaite donner à cette fête du bicentenaire : « C’est en tenant d’une main ferme le passé qu’on est fort pour présenter l’autre main à l’avenir ».D’autres photos vous sont présentées au centre du cahier B.Des exemplaires du livre du bicentenaire sont disponibles à la bibliothèque du Séminaire. Pour plus de renseignements ou pour se procurer un livre, composez le 450 774-8977.

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