30 mai 2013
Réplique à Yvan Loubier
Par: Martin Bourassa
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Belle défense du CLD, on dirait presque qu’elle a été écrite par un pro de la gestion de crise et des relations publiques.

Mais heureusement, elle est signée par l’économiste et ex-député, alors impossible d’y voir l’oeuvre d’un associé principal de la firme National.En ce qui concerne les affirmations du Conference Board sur l’économie maskoutaine, ce sont les leurs et non celles du COURRIER. Il est quand même intéressant de constater que vous semblez habituellement donner plus de crédit au Conference Board, du moins quand ces analyses servent vos prétentions et convictions.Ainsi, comme député, c’est en vous appuyant sur une étude du Conference Board que vous aviez dénoncé en janvier 2006 le manque de rigueur dans le cadre financier de Stephen Harper au sujet du déséquilibre fiscal. Puis à titre de chroniqueur de La Presse, vous avez encore mis de l’avant les chiffres du Conference Board, en février 2011, pour inciter le Québec à encourager l’innovation puisqu’une étude de cette organisation concluait que le Canada traînait de la patte dans ce domaine.Faut-il conclure que le Conference Board a tout bon quand il est question d’innovation et de déséquilibre fiscal et qu’il erre quand il est question de la santé économique de Saint-Hyacinthe? Libre à vous de transformer ce dossier en bataille Québec/Ottawa si le coeur vous en dit, et si cela peut servir la cause souverainiste, en confrontant les chiffres de Statistique Canada à ceux de l’Institut de la statistique du Québec. Au sujet du dossier portant sur le CLD et la Cité de la biotechnologie, sachez, M. Loubier, que ce que vous décrivez comme une oeuvre de démolition n’est rien de plus qu’une oeuvre d’information rigoureuse. Allez-vous nous reprocher de nous intéresser à des organismes qui reçoivent et dépensent plus de 1,5 M$ d’argent public chaque année? Est-ce que questionner sur ses pratiques et dépenses un directeur général qui se qualifie d’« un peu brouillon » et qui approuve lui-même le salaire et les comptes de dépenses de son adjointe et conjointe est une attaque répugnante et mesquine contre l’homme et l’institution? Si tel est le cas, je vais vous décevoir, car nous continuerons de le faire. Nous questionnerons et talonnerons sans répit et sans gêne tous ces administrateurs et « développeurs » qui dépendent et dépensent des fonds publics, et encore davantage ceux qui le font sans un souci de totale transparence.Et cela, peu importe leur stature, leur réputation et leurs affinités politiques.En passant, si vous pouvez me fournir la liste connue, détaillée, solide et impeccable des 260 M$ d’investissements industriels annoncés par le CLD à Saint-Hyacinthe en 2012, et que vous citez comme parole d’Évangile, je suis preneur.

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